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male , el va même jusqu’à troubler leur sommeil !*» y a sans doute erreur dans la rédaction.
! Enfin ' quand tes veines sous-cutanées sont des veines variqueuses, 0,1 Y aperçoit une ondulation coïncidant a Vête la pulsation artérielle Et alors le frémissement est perceptible non-seulement à l’ouïe et au toucher, mais encore à la vue. J’insiste beaucoup sur tous ces caractères, parce que Je frémissement est le symptôme pathognomonique de 1 anévrysme variqueux. -
11 est un autre symptôme fourni par l’auscultation , dont-àueun écrivain c’avait fait mention avant nous, et que nous avons été à mêmede constater dans nos deux observations, c’est Un bruit de souffleta double courant, lequel ne peut être mieux comparé qu’à celui de la chlorose. Il a son maximum d’intensité au niveau de la plaie , èt il se propage au loin, comme le frémissement, mais il en est bien distinct et bien indépendant , puisque dans les deux cas nous avons d’abord vu disparaître le frémissement pour ne laisser subsister que le bruit de souffle. Celui-ci a perdu peu à peu son caractère de continuité, et a fini par devenir franchement intermittent. Les autours du Compendium de chirurgie pratique avaient déjà 'signalé dans les cas' d’anévrysmes variqueux faux consécutifs, un bruit de souffle parfaitement analogue à celui des anévrysmes ordinaires. Mais si dans la première de nos observations il existe une petite tumeur appréciable atv toucher, dans la seconde, du moins au début, il n’y avait rien de sémblablé. 11 faut donc admettre qu’il peut y avoir un bruit de souffle on l'absence de tout anévrysme (aux consécutif. Nous ajouterons que, dans nos deux observations, le bruit de souffle était continu au beu d’êtré intermittent comme dans les anévrysmes ordinaires , et qu’il n’a revêtu ce dernier caractère que lorsque la varice anévrysmale s’est transformée en anévrysme faux consécutif.
Le frémissement, perceptible au doigt et à l’oreille, résulte, sans aucun doute, du passage continu du sang artériel à travers une ouverture étroite ; la colonne liquide fait vibrer les bords de la commu nication intervasculaire, et cette vibration se transmet aux parois
de la veine, qui est d’ailleurs passive dans la production de ce phénomène , comme l’a fort bien démontré Scarpa. En effet, si l’on fait passer le sang de la carotide d’un veau dans la veine jugulaire d’une brebis, par l’intermédiaire d'un intestin de poulet desséché, l’intestin ainsi que la veine présentent des pulsations absolument semblables à celles des artères, et l’on sent dans l’un et dans l’autre un tremblement, un frémissement à peu près semblable à celui que l’on remarque dans la varice anévrysmale. Quant à la continuité du phénomène avec renforcement isochrone au pouls, voici comment l’explique le Compendium de chirurgie pratique : L’impulsion du jet artériel est plus forte quand le sang est sous l’influence de la contraction du cœur ; de là augmentation du bruit; mais cette impulsion continue en vertu du mouvement de systole des artères qui tient à l’élasticité de ces vaisseaux , et qui cdincide avec la diastole du cœur. Le courant est donc continu de l’artère vers la veine, seulement son intensité est alternativement plus grande et plus faible.
Maintenant, pour avoir l’intelligence du bruit de souffle, nous rappellerons de nouveau que le frémissement et le bruissement ne sont qu’un seul et même phénomène, différemment traduit dans la langue médicale, suivant le sens qui le perçoit. C’est une vibration des parois veineuses déterminée par le frôlement de l’onde sanguine. Celle-ci, tout en faisant vibrer les bords de la communication inter-y vasculaire, ne s’accompagne pas moins du bruit de souffle observé toutes les fois que le sang artériel passe à travers un rétrécissement. La continuité du bruit de souffle , au début des anévrysmes que nous avons eus sous les yeux, vient à l’appui de cette manière de voir, et trouve une explication facile dans la nature de la circulation artérielle. En effet, tant qu’il existe une communication libre entre l’artère et la veine , le bruit de souffle est continu comme le courant sanguin ; mais une fois que la varice anévrysmale s’est transformée en anévrysme faux consécutif, le jet artériel ne pénètre dans la tumeur, que par saccades isochrones aux mouvements de systole du cœur, et le bruit de souffle devient intermittent comme dans les anévrysmes
ordinaires. Je citerai ici une expérience bien simple, mais démonstra* f ive , 'éesme semble. En effet . quand on vient à établir avec le doigt mie légère compression isor .l’artère Fémorale, un autre doigt placé au-dessous du point comprimé perçoit, \Ians une étendue de 6 à 10 centimètres , un léger Frémissémewt , qui, à>l«intensité près, eSt en tout semblable à celui de la varice anévrysmale , tandis que l'oreille appliquée auonême endroit découvre un bruit de souffle bien distinct. Je né mets pas en doute que le 'Frémissement perçu au doigt ne fût aussi perçu 'à I oreille s il était assez’ fort pour ébranler ce dernier organe. En un mot, je pense que le mouvement vibratoire, appelé indifféremment frémissement -ou braisse/hml, «refs’adrease qu’èle faculté tactile de l’oreille , la Faculté spéciale , la faculté auditive étant réservée pour la peéec'ption du bruit de souffle.
En résumé, un état variqueux des veines, des battements isochrones au pouls, un bruit de soufflet à double courant et un frémissement perceptible au doigt et à 1 oreille ; tels sont lesprineipauxjsy'mprônïes de l’anévrysme variqueux. Nous y ajouterons -encore certaines expériences instituées par W. Hunier pour constater la nature de là maladie.
Ainsi quand on établit une ligature au-dessous de-la varice anévrysmale,les battements, le bruit de souffle et le frémisserpent aequiè- TCrit une plus grande intensité ; les veines se dilatent davantage, et q«and elles Ont été préalablemen t vidées par une pression rapide! elles reviennent immédiatement à leur premier volume.
Quand on établit une compression Sur l’artère un peu au-dessus de l’anévrysme, les veinés s’affaissent et l’on n’y trouve plus ni pulsations, ni frémissement, ni bruit de souffle.
On obtient h- même résultat quand, au niveau de la piqûre, OU éxëree avec le doigt une pression suffisante pour af faisser !a veine et bouëhér 'mOtrièritanément l’orifice de communication Que si l’on établit deux ligatures, l’une au-dessus et l’autre audessous, on fait, au dire de Hunier, alternativement refluer par la