‹ De l'AngleterreChapitre 51 sur 60 · Le capital de la delte contractée par ce · texte numérisé non relu

Le capital de la delte contractée par ce

gouvernement pour se procurer des victoires, consiste à peu près dans les sommes suivantes :

Livres sterl.

Somme afférente à la dette nationale. . . . 800,000,000

Somme afférente à la dette des pauvres. . . 150,000,000 Dead weight^ compté comme capital d'une

dette - . . n5,000,000

Total 1,125,000,000

C'est-à-dire que cinquante-six millions de rente 5 0/0, payés annuellement, donnent un chiffre de onze cent vingt-cinq millions. Ce chiffre de cinquantesix millions est à peu près le chiffre actuel, si ce n'est que la dette des pauvres n'est pas indiquée dans les comptes qui sont soumis au Parlement, parce que le pays la pafye directement dans les différentes paroisses. Ainsi, en déduisant ces six millions des cinquante-six, il se trouve que les créanciers de l'État, et les gens du dead weighty absorbent tout le reste.

19. — Toutefois, la dette des pauvres est une dette comme celle qui est due aux créanciers de l'État, et elle dérive évidemment de la même source. Les pauvres sont écrasés par le poids effrayant des

taxes; tous les autres en sont aussi écrasés, il est vrai ; mais tous, à part les pauvres, ont vu plus ou moins secouer ce fardeau de leurs épaules, et il est enfin tombé complètement, et d'un ppids terrible, sur les pauvres, et ceux-ci ont perdu leurs tonneaux de bière, leurs chaudrons de cuivre, leurs assiettes d'étain, leur pendule, leur lit et tout^ jusqu'aux outils de leur profession, et ils ont dû se couvrir de haillons et ont perdu la chair de leurs os. On ne pouvait les pousser davantage à l'extrémité, et on leur rendit, sous le nom d'augmentation de la taxe ' des pauvres, quelque chose de ce qu'on leur avait pris. C'est donc là une vraie dette, une véritable hypothèque sur le pays. Les intérêts de cette dette peuvent sans doute être retenus; mais, si cela arrivait, les personnes auxquelles ils sont dûs accourraient en masse, et s'en feraient payer le montant, n'importe avec quelles valeurs. C est donc une véritable dette, et une dette qu'on payera jusqu'au dernier penny, et même, je le remarque expressément, à laquelle on donnera un privilège sur toutes les autres.

20. — Il n'est donc pas besoin de tant s'étonner en voyant la détresse de ceux qui entreprennent de

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semblables affaires t II y a lieu d^ s'étonner seulement que quelqu'un se prête à une semblable entreprise, quk a 1^ l'a pas laissé libre d'opérer à son gré une transformation radicale de tout le sys~ tème.

21. — A cela s'ajoute que les deux premières dettes, savoir la dette de l'État et le dead weight^ étaient payées antérieurement, ou, pour mieux dire,

' que les intérêts en étaient payés en un papierncionnaie avili, dont une valeur de quinze schellings

. valait à peine autant qu'un boisseau de froment de Winchester. C'est ainsi qu'on avait payé ces créanciers pendant bien des années; mais, en 1819, un profond ministre, M. Peel, fit cette grande découverte qu'il était plus avantageux pour la nation de payer ses dettes en. argent effectif, dont cinq schellings, au lieu de quinze en papier-monnaie, valent autant qu'un boisseau de froment de Winchester 1

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