‹ De l'animal à l'enfantChapitre 18 sur 33 · DE LA PERSUASION COMME PROCEDE D'ÉDUCATION · texte numérisé non relu

DE LA PERSUASION COMME PROCEDE D'ÉDUCATION

porte sur une foule d'actions différentes et dont d'interprétation n'est pas toujours facile. » Elle permet à l'expérimentateur de se créer une opinion personnelle plutôt que de la faire partager; aussi n'avons nous jamais conseillé de l'employer seule.

On a pensé à tort qu'elle avait un rapport direct avec les idées de M. J. Lubbock. L'éminent savant anglais a consacré 5 ou 6 pages à une sorte d'auto-éducation (d'ailleurs illusoire) chez le chien. Lui-même a déclaré qu'il ne connaissait ni la technique, ni même les principes du dressage le plus élémentaire et qu'il s'était contenté de laisser son chien entièrement libre : « On ne le pressait pas de rapporter les cartons, a-t-il écrit ; on le laissait simplement faire à sa guise. » D'ailleurs au lieu de considérer comme lui ce que l'animal, instruit par sa propre expérience poura faire de plus ou moins compliqué, nous n'avons jamais en vue que l'efficacité des moyens explicatifs d'éducation pour dresser les animaux à exécuter des actes absolument quelconques, mais qu'ils ne peuvent réaliser que s'ils ont compris l'idée du dresseur. 11 y a là une distinction tranchée qui a échappé à nombre de psychologues (1).

(1) Quand, en dehors de toute association simple, l'animal a compris ce qu'on attend de lui et l'a prouvé en exécutant à quelques reprises différentes le mouvement qu'on lui demande, le but scientifique est atteint ; mais non le but du dressage pratique; car il reste à faire répéter un très grand nombre de fois ce mouvement de façon à le transformer par l'habitude en un réflexe secondaire relié à un signal.

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