LIT
Si le gonococcusde Neisser est constant dans la blennorrhagie, s'il est la cause efficiente de cette aflection, il est tout naturel, pour en débarrasser l'organisme, d'employer des substances qui s’attaqueront au parasite lui-même...
Toute substance que l'on fera pénétrer dans l’urètre, dans le but d'enrayer la blennorrhagie, devra réunir deux conditions essentielles : s'opposer efficacement au développement du gonococcus, respecter en même temps l'intégrité de la muqueuse urétrale.
On a beaucoup discuté sur la curabilité de la chaudepisse au début et sur la possibilité de la faire avorter au moyen d'une injection antiseptique,
Le traitement dit abortif ne peut rationnellement porter ce nom que s'il fait réellement avorter, c'est-à-dire empêcher la blennorrhagie d’éclore. Pour pouvoir se prononcer sur l'efficacité de tel ou tel médicament, il faudrait agir
dans les cinq à six, ou, tout au plus, douze premières heures. A ce moment, l’action morbide, faible encore, est confinée dansle méat et la fosse naviculaire.
Or, le malade ne se présente presque jamais au médecin avant le troisième ou quatrième jour. Le mierobe a eu le temps de gagner la portion spongieuse de l’urètre et de se propager dans les couches de l’épithélium de la muqueuse. Il sera alors bien difficile de l’atteindre et de le chasser.
Pour M. Mauriac, aucune substance, excepté le nitrate d'argent à 1/25, ne peut arrêter la blennorrhagie à son début, lajuguler. « Pendant toute la première période, les substances consetllées ne donnent que des semblants de bons résultats et plus tard l'écoulement se réveille quand on le croit guéri. » |
Presque tous les antiseptiques ont été essayés. Nous retrouvons dans la longue liste des substances qui ont été tour à tour préconisées, puis abandonnées : le chloral, l’eucalyptus, l’acide picrique, le bromure de potassium, le chlorhydrate de quinine, l’antipyrine, le jus de citron et la décoction de tabac.
L’acide phénique, préconisé par Fiorani de Lodi, en 1869, a été abandonné, à cause des accidents vésicaux qu'il avait produits à la dose de 1/100. Il ne peut être employé qu’à des doses très faibles, et alors il est très peu actif.
L’acide salicylique et les salicylates sont bien peu solubles : il sont aussi bien peu employés. :
L'acide borique, employé par le professeur Spillmann, de Nancy, n'apas donné les résultats qu’on en attendait.
L'eau oxygénée a donné des succès ; mais elle se décompose rapidement et, en outre, il est difficile de l’avoir à l’état de pureté.
Le traitement antiseptique doit être institué dès le début
PSN
de la blennorrhagie. Comme le microbe se cantonne dans J'urètre antérieur, on pourra facilement l’atteindre au moyen de larages du canal. On introduira une petite sonde à bout olivaire dans la fosse naviculaire, ou bien encore la sonde à jet récurrent, de Langlebert, et on fera circuler un liquide qui balaiera l’urètre d’arrière en avant etrefluera par le méat.
M. Lavaux commence par faire un premier lavage de l’urètre antérieur avec la solution saturée d’acide borique. Puis, il fait passer une solution de nitrate d'argent à 1 o/o et il termine par un dernier et large lavage avec l’eau boriquée.
Le permanganate de potasse a été préconisé par le docteur Zeiss!, de Vienne, à la dose de 0,25 centigr. pour 200 grammes d’eau distillée. Le docteur Bourgeois propose la
formule suivante :
Permanganate de potasse. . 0,05 centigr.
Éaurdistilée DS RES EEE Omer rammes
Prendre quatre injections dans les 24heures.
D'après M. Tédenat, l’addition de 1 gr. d’alun à la solution précédente augmenterait encore les effets du permanganate de potasse.
Haberkorn, de Wiesbaden, vantait, ily a quelques années, le sulfate de quinine. Voici l'injection conseillée par Crivelli,
en 1680 :
Sulfate-de‘quinine nt cree I gr.
Éau” CISTÉ ee Re O 75 centigr.
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au: deRaBeR RS ee 15 on.