SAC
seulement au point de vue de l’albuminurie, phénomène assez banal, mais au point.de vue de sa nutrition générale. La présence de pigments biliaires anormaux, le dosage de l’urée, la diminution des phosphates, l’oligurie, en décelant le mauvais fonctionnement du foie doivent rendre le médecin très prudent.
On peut y ajouter ces signes mentionnés par M. Burlureaux ; cet observateur a remarqué que l’odeur du médicament absorbé était perçue beaucoup plus vite chez les phtisiques avancés que chez les autres. Peutêtre peut-on voir dans ce fait une preuve de déchéance du foie, dont la fonction d’arrêt ne s’excerait plus ?
BE Lies
Résultats
Nous appuyant sur les observations relatées à la fin de ce travail, nous arrivons à cette conclusion que si la médication antiseptique ne guérit pas toujours, elle améliore souvent.
Pour juger les résultats définitifs d'une méthode, l'hôpital est un mauvais milieu. D'abord, les malades n'y séjournent pas assez longtemps ; ensuite quand ils sortent, ils se trouvent de nouveau exposés aux causes qui les ont débilités et la maladie a bien des chances de reprendre.
Mais les faits recueillis en ville montrent qu'il est possible d’aller beaucoup plus loin qu’une simple amélioration. Même avec des malades arrivés à la 3° période, il est possible d’obtenir des résultats des plus encourageants, sous la réserve des contre-indications énumérées plus haut.
Comme toutes les médications, celles-ci a plus de chances de réussir quand la maladie est au début. Mais elle nous paraît appelée à rendre des services plus grands par la voie rectale que par la
caler que.
voie buccale. Elle permet en effet à l'estomac de se reposer et par suite de supporter la suralimentation.
La rapidité des résultats observés par Blanc serait inexplicable et paraitrait exagérée si l’on ne tenait pas compte de cette condition. C’est en somme par l'intermédiaire de la nutrition générale qu’elle parait agir, en prenant comme le dit Germain Sée, le microbe à revers et en modifiant le terrain sur lequel il évolue.