L APHASIE AU POINT DE VUE MÉDICO-LÉGAL
Nous n’avons pas cru pouvoir nous dispenser d’ouvrir ce chapitre qui ne figurera en quelque sorte que pour mémoire.
Les considérations qui suivent, indiquées sans développements, sont empruntées en grande partie à une leçon inédite de M. le professeur Lasègue, que nous avons recueillie quand nous avions l’honneur d’être son chef de clinique.
L’état mental des aphasiques a tout naturellement préoccupé les observateurs, mais si l’on a posé le problème ou plutôt s’il est, imposé, on n’a guère essayé de le résoudre. Il est cependant un cas où les données générales ne suffisent plus et où il devient, nécessaire d’apprécier la valeur intellectuelle et le degré de responsabilité des aphasiques.
L’aphasie, en enlevant au malade la meilleure part de ses instruments de relation, ne l’exclut pas de la société. Impuissant et inoffensif, il n’est pas soumis à la séquestration (pie les délires actifs commandent, et il participe aux droits sociaux, tout en étant dispensé d’une portion des de-