Voy. t. V de la Biblioth., p. 450; tirage à part, p
3. Tke Zincali, or an account o/the Gypsies ofSpain, London, 1841, in-8, 1. 1, p. 14-15.
4. Capitale de la Bukowine. Ce pays appartenait alors à la Moldavie, et les princes moldaves avaient fait de Suciava leur capitale.
permission d* Alexandre, woïwode de ce pays. » Où M. Borrow a-t-il pris cela? le voici. En 1418, Alexandre le Bon, ^oïwode de Moldavie, accueillit trois mille familles arméniennes émigrées d'Asie, et les établit à Suciava et dans cinq autres villes '. M. Borrow aura fait de ces Arméniens des Tziganes. Sans doute le renseignement lui avait été donné de vive voix par quelqu'un dont la lùémoire était en défaut. La suite du passage de Borrow contient encore plusieurs inexactitudes de détail : tout ce qui reste vrai, c'est que l'empereur Sigismond, se trouvant à Zips {Sepus en latin) en Hongrie, accorda en 1423, à une bande de Bohémiens, une lettre de passe-port et de privilèges qui sera indiquée plus loin *.
Il semble probable toutefois que le woïwode Alexandre prit à l'égard des Bohémiens quelques mesures favorables; car M. Michel Eogalnitchan ^, qui accorde cependant (pag. 3) pleine autorité au mot Gingarorum fourni par Ludewig , dit (p. 5) que « en 1417 quelques hordes de ce peuple parurent en Moldavie ; » et il ajoute (p. 9} qu'Alexandre le Bon « leur donna de l'air et de la terre pour errer, du feu et du fer pour forger. » M. Vaillant * et M. von Heister répètent la même chose. A la vérité ce passage de M. Eogalnitchan, que les deux autres ont copié, n'est appuyé d'aucune citation.
Poursuivons notre marche vers l'ouest et vers le nord.
« On a prétendu trouver dans une chronique bohème la trace de ^l'existence des Bohémiens dans la Hongrie ou dans le voisinage, au milieu du treizième siècle. Przemislas III, plus connu sous le nom de Przemislas Ottocar II, roi de Bohême,