Deuxième partie. Les bohémiens en occident
Additions et corrections. * <'
La partie principale de mon précédent Mémoire, qui vient se placer ici sous un titre un peu modifié , ne saurait subir de changements importants. Les conclusions générales qui en ressortent subsistent tout entières. On peut les résumer ainsi : Depuis 1417 environ, jusque vers 1438, l'Occident ne fut sillonné que par un petit nombre de bandes bohémiennes qui explo-
1. Zigeuner im Herodot, etc., voo D.Johann Gottf. Basse; Koenigsberg, 1803, in-16.
raient cette nouvelle région , et qai avaient toutes, ou presque toutes, d'étroites relations entre elles. C'est à partir de 1438 seulement que la race bohémienne commence à se répandre peu à peu, et par un déversement successif, dans les diverses contrées de rOccident.
Mais il est inévitable que j*aie trouvé matière à des additions et à des rectifications de détail. Je ne puis indiquer ici que les plus importantes ', en renvoyant aux teites, qui prendraient trop de place dans ce simple appendice, et en m*interdisant tout commentaire.
Première période '.
P. 453 et suiv.; iirage à part, p. 18 et suiv. — Les nouveaux documents qu'on a fait connaître dans la première partie, permettent de douter si les dates de 1414 et 1416, données par Dilich et par Fabricius, n'auraient pas dû être conservées.
De ces mêmes documents, combinés avec le passage d'André . de Ratisbonne indiqué ci-après, il résulte qu'on doit écarter au moins provisoirement les suppositions que j'avais présentées relativement aux lettres de protection accordées aux Bohémiens par l'empereur Sigismond.
Addition au commence de la p. 521; tirage à part, commence de la p. 41. — La lacune de cinq années qui se trouve entre l'apparition des Bohémiens à Bâle en 1 422 , et leur arrivée à Paris en 1 427 , est en partie comblée par deux passages du Diarium sexenale d'André de Ratisbonne (dans les Rerum bote. Script, d'Œfelius, 1. 1, p. 15-30). On y voit d'abord qu'une bande de Bohémiens errait dans la Bavière en 1 424, et qu'ils étaient porteurs de plusieurs lettres de l'empereur Sigismond, entre autres d'une lettre en date de Zips, le 23 avril 1423, dont le chroniqueur donne la copie. André signale ensuite la présence d'une autre bande de Bohémiens à Ratisbonne, le 21 septembre 1426.
Addition à la p. 524; tirage à part, p. 43. — Les comptes de la municipalité d'Arnheim (Pays-Bas) mentionnent le passage dans cette ville, en 1429, d'une troupe de Bohémiens conduite par un comte de la Petite-Egypte. (Voy . G. von Hasselt , Stof voor eene Gelderche Historié der Heidenerij 1805, in-8®, p. 25.)
1 Voy. aussi , dans les errata du précédent volume d« la Biblioth., le relevé de quelques fautes typographiques.
2 Correspondant à là seconde période de mon premier Mémoire.
Deuxième période '.
Cette seconde période, comprenant un espace de temps presque indéterminé, et se composant d'ailleurs d'une foule de faits épars, est susceptible de prendre plus ou moins d'étendue. Au moment de ma publication définitive, j'aurai à ajouter plusieurs faits intéressants, et notamment quelques épisodes tirés de documents inédits, dont je dois la connaissance aux lumières et à Tobligeance de mon confrère M. Eugène de Stadler. Mais j'indiquerai seulement ici les additions ou rectifications qui ont une portée un peu plus générale.
P. 528-529, et note 4 de la p. 524; tirage à part, p. 48, et note de la p. 44. — Le passage d'Aventin s'applique très-vraisemblablement, comme je l'ai dit, à un assez grand nombre de Bohémiens ; mais il est douteux maintenant quMl s'étende à la Bohêine et à rarcbiduché d'Autriche.
P. 533, l" alinéa; tirage à partj p. 52, 2* alinéa. — Une pièce de 1504, publiée par M. Depping, nous apprend que le roi de France avait donné, dès le 27 juillet de cette année, à Ghaumont, des lettres missives pour l'expulsion des Bohémiens*. Yoy. cette pièce dans les Mémoires de la Société de$ antiquaires de France j t. XVIII (8 de la nouvelle série), Paris, 1846, p. 483 et suiv.
Ibidem à la suite. — Sur la condition des Bohémiens dans les Pays-Bas, ou au moins dans le duché de Gueldre, au quinzième siècle, voy. le livre déjà cité de van Hasselt, p. 26-28.
P. 534; tirage àpart^ p. 53. — Sur les premiers Bohémiens qui se montrèrent en Angleterre , voyez John Hoyland , a historical survey of the Gypsies, etc., York et London, 1816, p. 75 et suiv. P. 534-535; tirage à part, p. 53-55. — Faites disparaître provisoirement de cet endroit les passages qui concernent la Suède, la Pologne, la Lithuanie et la Russie, en vous reportant à mon nouveau travail sur les Bohémiens dans V Europe orientale et septentrionale.
Je termine par une observation générale, à l'adresse de plusieurs personnes qui ont lu mon Mémoire, et qui m'ont reproché de ne pouvoir se reconnaître dans les différentes explica*
1 . Correspondant à la troisième période de mon premier Mémoire.
2. Uliistoire des mesures prises contre les Bohémiens dans les divers pays d'Europe ne rentre pas dans mon sujet actuel. Si Ton voulait dès maintenant quelques renseignements généraux sur ce point intéressant, c'est surtout dans Sprengler, Dissertatio de Cinganis, Lugduui Balav., 1839, cap. II, sect. ii, qu'il faudrait les chercher.
tious que les Bohémiens eux-mêmes ont données de leur origine. Je réponds tout simplement qu'il n'y a nullement à se reconnaître ici ; je ne puis dire tout à la fois, et je répète que je ne préjuge rien sur l'origine des Bohémiens dans ce double Mémoire, consacré exclusivement à décrire leurs apparitions en Europe. Les dires qu'on rencontre dans ma seconde partie seront résumés, comparés , critiqués dans le long chapitre où je dois traiter de l'origine ; mais tels qu'il§ ont été présentés, ces récits n'ont qu'un intérêt de variété pittoresque.
Une observation analogue s'applique aux noms mêmes des Bohémiens. Ces noms seront rapprochés, expliqués ailleurs. Quant à présent, il me suffira de dire que c'est avec une certi tude entière que j'ai identifié des gens nommés si diversement.