‹ De l'appendicite: À canal ouvert: Pathogénie des accidents appendiculairesChapitre 11 sur 27 · RAS RE · texte numérisé non relu

RAS RE

l'observation de la maladie à laquelle a succombé Gambetta :

€ La plaie fistuleuse, produite sur le bras et l'avant- € bras par une balle de revolver n'était pas encore € cicatrisée, que déjà se produisaient des troubles € digestifs mal caractérisés, auxquels succédaient € bientôt les signes évidents de l'affection considérée € alors comme une pérityphlite. L'autopsie a montré « qu'il existait, en effet, une appendicite avec deux € perforations ayant donné lieu à un abcès assez (étendu.

On a bien cherché à considérer cette dernière affection comme indépendante de ja première, mais il est certain que la plaie du bras n’était pas encore cicatrisée lorsque se montrèrent les premières manifestations du côté de l’appendice. D'ailleurs l'eût-elle été, que cela ne suffirait pas à faire écarter cette cause. L'infection purulente peut se montrer à la Suite de plaies très légères et même récemment cicatrisées. Il est fréquent de faire l’autopsie de femmes récemment accouchées, ayant succombé à la septi- Cémie ct ne présentant à l'utérus aucune lésion appréciable.

Quoi qu'il en soit, la disposition de la plaie de Gambetta « était très propice à une infection secon- € daire, de plus l'appendice avait pu déjà être affecté € antérieurement, au point de fixer la localisation € pyohémique à ce niveau. En tout cas, le blessé « présentait une prédisposition générale pour cette « sorte d'accidents, par suite de son embonpoint et € de son genre de vie ».

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On trouverait certainement de nombreux cas analogues si toutes les observations d'appendicite donnaient des détails aussi complets sur l'état antérieur du malade.

Et puisque nous avons commencé à parler des grands hommes politiques, pourquoi ne pas continuer et dire quelques mots du Président Carnot. Nous tenons de M. le professeur Poncet, qui a bien voulu nous communiquer ce détail, que l’appendice du regretté Président, présentait des lésions très nettes d’appendicite chronique et avait d’ailleurs été le siège de crises appendiculaires antérieures très. certaines.

Supposons que le poignard de Caserio, au lieu de causer ces grands ravages devant lesquelles les ressources de la chirurgie sont restées impuissantes, ait glissé sur une côte et produit une simple plaie superficielle du thorax.

Après un simple pansement, le Président aurait continué de remplir les devoirs de sa fonction et serait reparti de Lyon, au milieu des ovations. Quelques jours plus tard, l'infection qui avait pénétré par la plaie du thorax aurait pu déterminer comme pour Gambetta une localisation appendiculaire.

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