‹ De L'Appendicite Dans La Race NoireChapitre 19 sur 21 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le professeur R. Blanchard, en 1904, à Berne, proclamait cet aphorisme : « Pas d’appendicite sans helminthes pour. frayer la voie aux microbes infectieux »; une telle affirmation ne peut que reposer sur des faits précis, et nous tenons donc à consacrer quelques pages à une théorie qui, depuis sa naissance, n’a fait que prospérer et recruter d’ardents défenseurs.

Guy Patin, en 1650, Fisher et Morgagni, en 1740, Jadelof, en 4808, et bien d’autres ensuite avaient signalé la présence de vers dans l’appendice, tellé une rareté; mais ce fut en 1899 que des travaux véritablement scientifiques furent entrepris pour la première fois, et Still, en Angleterre, essaya de montrer les relations de cause à effet qui existaient entre les helminthes et l’appendicite.

Depuis lors, les travaux ont été légion; en France, Métchnikoff, Blanchard, Guiart, Riff, etc., ont répandu la théorie parasitaire de l’appendicite, théorie qui est admise par tous aujourd’hui. À Bordeaux, Villar a magistralement traité la question en 1914, dans sa thèse inaugurale.

Cependant, les avis restent partagés au sujet de la fréquence Me

de cette cause d’appendicite et de la façon dont elle agit pou provoquer le syndrome appendiculaire.

Un des principaux arguments invoqués contre le rôle présumé des helminthes, est tiré de ce fait que les Noirs sont rarement atteints d’appendicite, bien que leur intestin héberge des vers en quantité; l'index helminthiasique des colonies françai-

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