‹ De l'appendicite gangréneuse d'embléeChapitre 8 sur 24 · PÉRITOINE · texte numérisé non relu

PÉRITOINE

Suivant que le processus gangréneux est plus ou moins rapide, le péritoine organise ou non des moyens de défense. Si la réaction de la séreuse vis-à-vis de l'infection a le temps de se produire, on a affaire à une péritonile circonserite ; dans le cas contraire on est en présence d'une péritonite généralisée.

Dans le premier cas, grâce aux adhérences précoces de la séreuse on trouve une collection enkystée, un véritable abcès contenant des débris sphacélés et l’appendice gangréné au milieu d'un pus noirâtre, à odeur fétide caractéristique des suppurations péri-intestinales dans lesquelles le coli-bacille vient ajouter sa note toute spéciale. Les parois elles-mêmes de cet abcès sont très souvent frappées par le processus gangré- Dex Q

Dans le second cas, c'est la péritonite généralisée. On trouve ordinairement une vaste collection purulente épanchée dans le péritoine. On rencontre quelquelois une forme encore bien plus grave désignée par les auteurs sous le nom de péritonite septique diffuse.

Les vaisseaux du péritoine sont injectés et thrombosés ; les lymphatiques sont rouges et enflammés ; les ganglions mésentériques correspondant à la région iléo-cœcale sont le siège de lésions intéressantes résumées par Quénu : « Les ganglions mésentériques correspondant à la région iléo-cœcale étaient énormes et manifestement enflammés : plusieurs

DOG UE alteignaient les dimensions d'un œuf et étaient rouges, durs, injectés. Deux d'entre eux élaient le siège d’un ramollissement central et le pus avait une odeur pultride identique à celle du foyer appendiculaire. »

Pour terminer, disons qu'à l’'autopsie de malades morts d'appendicite gangréneuse on peut à l'examen du foie trouver les lésions caractéristiques de l’ictère par infection ou intoxication , et à l'examen des reins celles de la néphrite parenchymateuse.

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