‹ De L'Appendicite PelvienneChapitre 13 sur 33 · RAR · texte numérisé non relu

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annexes saines ; l'observation clinique manque encore de détails à ce sujet (obs. 49). Brun, Jalaguier et notre maître M. Walther ont montré, au cours de leurs communications sur l'appendicite chronique, combien ces états dyspeptiques étaient suspects : chez les sujets qui en sont atteints il convient d'examiner soigneusement la région appendiculaire. [ci le diagnostic sera encore plus délicat, seuls la pression abdominale très basse, le toucher rectal aidé de la main abdominale permettront de réveiller une douleur à irradiation épigastrique, signe suffisant pour établir le diagnostic d’appendicite. Dans l'observation 51, la palpation au-dessus de l’arcade crurale et le toucher vaginal ont suffi à notre maître M. Walther pour faire un diagnostic d’appendicite que l'opération justifia pleinement.

L’appendicite tuberculeuse emprunte souvent l'aspect clinique de la forme chronique ; mais elle pourrait aussi revêtir le type inflammatoire (Monod et Vanverts). Son évolution vers les fistules intarissables, à orifices multiples, permet parfois le diagnostic, mais dans la forme hypertrophiante la tumeur est habituellement prise pour un cancer au début.

3° Formes graves. — Le toucher rendra également de grands services dans la forme septique diffuse, décrite par Jalaguier et Brun (1). Bien que nous n’ayons aucune observation de cette forme, nous avons tout lieu de supposer qu’elle peut se produire ici comme dans toute autre situation de l’appendice:

Dans cette forme la réaction péritonéale inflammatoire est peu marquée, les signes d'intoxication suraiguë dominent. Les vomissements sont peu fréquents, la constipation est remplacée par une diarrhée fétide. La douleur locale n’est jamais très marquée, elle disparaît d’ailleurs rapidement : le malade est dans un état de béatitude et d'indolence particulier, ne souffrant pas. Le météorisme est à peine marqué. La température qui au début, pendant les

(1) Loc, cit.

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