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pagnée de ténesme et de signes de pelvipéritonite qui donnent à présager que c’est là la deuxième observation d’appendicite pelvienne.
À cette époque les mémoires connus sont peu nombreux et il nous est loisible de parcourir ceux de Louyer-Villermay et de Mélier, qui ne contiennent aucun exemple de faits de ce genre. Au contraire dans le mémoire de Ménière, destiné à l'édification de cette théorie de la pérityphlite qui devait depuis égarer la science, nous trouvons, sur 18 observations, 6 observations rapportées ici et qui paraissent toucher à notre sujet.
Parmi les thèses et publications parues depuis cette époque jusqu'à nos jours nous avons trouvé quelques observations intéressantes partiellement, car elles n’étaient point suffisamment détaillées. Nous en rapportons pourtant une empruntée à Malespine.
L'une des observations de Balzer parue dans la Gazette médicale de 1879 est citée généralement par les auteurs qui ont écrit sur la question, elle manque malheureusement d’un contrôle opératoire ou anatomique. Cette observation nous remène vers l’histoire actuelle de l’appendicite où les publications sont tellement abondantes que nous avons dû choisir celles paraissant se rapporter spécialement à la question.
Maurin, dans sa thèse désormais classique, s’est contenté de mentionner le toucher rectal, mais sans avoir l'air de soupçonner cependant l'existence de la forme qui nous occupe. La première mention en est due à Gerster qui, dans sa classification reproduite par tous les auteurs, mentionne l’abcès rectal. Dans sa classification un peu différente, Talamon mentionne également l’appendicite prérectale.
Durant cette même année, trois mois plus tard, le 15 octobre 1890, Richelot, rappelant les connexions déjà signalées par Vimont (1), entre l'appendice et les annexes, signalait à son tour à la Société de chirurgie l'inflammation de l’appendice en situation
(4) VIMONT. Soc. anat., 1887, p. 608.
pelvienne et les difficultés, dans ce cas, du diagnostic avec les annexites.
Depuis, les communications ont été assez nombreuses. On . retrouvera à la suite de cette étude quelques-unes des observations qui en font l'objet; nous y avons joint quelques autres observations choisies dans les thèses de Dormoy et d'Esnault comme se rapprochant le plus des nôtres; enfin nos maîtres et nos amis ont eu la grande obligeance de nous en confier un assez grand nombre d’autres inédites. L'ensemble nous confirme dans l’idée que nous nous étions faite de l’appendicite pelvienne telle que nous allons la décrire (1).
(1) Pour tous les noms cités au cours de cette étude, on estprié dese reporter à l'index détaillé placé à la fin.