‹ De l'appendicostomie dans le traitement des colites rebelles et ses indicationsChapitre 9 sur 18 · AUTRES INDICATIONS DE L’APPENDICOSTOMIE · texte numérisé non relu

AUTRES INDICATIONS DE L’APPENDICOSTOMIE

20 mois, de pratiquer l’appendicostomie chez un homme atteint d’'anémie pernicieuse. Le résultat en fut merveilleux : six semaines après l’opération, le nombre des globules rouges dépassait quatre millions.

5° Dans la constipation chronique. — La question d’une intervention chirurgicale dans les cas de constipation prolongée est une question qui augmente d'intérêt, surtout depuis le travail de M. ARBUTHENOT LANE. Tout dépend de la gravité des troubles fonctionnels et du degré d'intoxication due à la coprostase.

Il est évident, par exemple, que la constipation chronique ordinaire, même nécessitant l’usage régulier de laxatifs, purgatifs ou suppositoires, estet reste justiciable du traitement médical. :

Mais il est des cas de constipation prolongée (15 jours à 3 semaines) où les médicaments habituels ne font que produire une plus grande distension et augmenter la gène abdominale; la muqueuse ne tarde pas à présenter des signes non équivoques d'irritation. On doit résolument, en pareil cas, recourir au traitement chirurgical, et c’est encore et toujours l’appendicostomie qui sera l’opération à préférer, en raison de sa simplicité d’abord, puis parce qu’elle permettra le lavage du colon, que l’on fera précéder au besoin d’une légère injection d'huile d'olive, destinée à lubrifier les matières fécales qui seront de ce fait plus facilement expulsées.

a) Colite simple chronique.

OBSERVATION I. — Morzey Wizuis (1).

Une femme âgée de 32 ans souffrait de colite depuis au moins ? années : amaiorissement, douleurs abdominales, défécations pénibles avec rejet de scyballes. Indépendamment des selles fécales, elle rendait quotidiennement du sang, du mueus, mais pas de membranes. Elle présentait, en outre, les symptômes nerveux habituels en pareil cas. Au cours de l'opération de l’appendicostomie, l’appendice fut amené au dehors et fixé aux fibres du muscle oblique externe, la portion faisant saillie fut réséquée trois jours plus tard. Une semaine après l'opération on commença les lavages du colon : à l’aide d’une petite sonde on faisait pénétrer 2 à 3 pintes d’eau savonneuse; on ne constala jamais d'écoulement par le tronçon de l’appendice si ce n’est une légère humidité due à une sécrétion glandulaire.

Pendant les 3 semaines durant lesquelles ce traitement fut appliqué quotidiennement, la malade présenta une très grande amélioration de tous les symptômes. Le liquide était retenu pendant vingt minutes et plus, avant que ne survint une évacuation naturelle.

La malade a maintenant repris un appétit normal et commence à mener une vie active.

OBSERVATION II. — BERNARD DAWsON (2).

Il s’agit d’une femme âgée de 38 ans, mariée, mère de 2 enfants. L’examen abdominal révèle un peu de sensibi-

WP OC. cat, (2) Loc. citat.

lité au niveau de l’anse sigmoïde et la palpation permet d'atteindre les 2 reins. Le sigmoïdoscope montre une muqueuse enflammée, avec sécrétion abondante de mucus, évacuations muqueuses 9 à 10 fois par jour. Perte de poids.

Comme la malade avait suivi depuis quelques mois un traitement médical avec injections rectales, sans aucun résultat, on décida de pratiquer l’appendicostomie.

L'opération fut faite le 18 juin 1907, par M. SWIND- FORD EDWARDS. Pour les lavages on employa soit la solution boriquée faible (6 pintes), soit une solution de bicarbonate de soude ou de Protargol (4 gr. pour une pinte). La malade fut congédiée le 18 juillet 1907 et elle continua ses lavages elle-même jusqu’au 29 octobre, époque à laquelle elle fut de nouveau examinée au sigmoïdoscope. L’'intestin était complètement guéri; il n’y avait plus d'inflammation ni de sécrétion exagérée de mucus.

La malade se sentait tout-à-fait bien, avait augmenté de poids et n’éprouvait aucune gêne, pas plus de ses lavages quotidiens que de la présence de sa fistule.

OBSERVATION III. — BErNarp Dawson (1)

Un homme âgé de 35 ans entra à l'hôpital pour un papillôme péri-anal qui avait été enlevé. Deux ans auparavant il avait été traité pour une diarrhée muqueuse par des irrigations rectales; il présentait alors 4 ou 5 selles par jour, accompagnées de prurit anal et de croissance du papillôme. Il rendait de temps en temps du sang mêlé de mucus. L'examen au sigmoïdoscope montra une inflammation chronique de la muqueuse avec des granulations.

L'’appendicostomie fut pratiquée le 10 septembre 1907, par M. MUMMERY. Le traitement fut semblable à celui des cas précédents.

Au bout d’un mois, le malade ne souffrait plus des douleurs abdominales qui existaient avant l'opération, et, après son lavage quotidien, ne ressentait plus aucun trouble pendant le reste de la journée. Il n’y a pas de relation d'examen sigmoïdoscopique pratiqué après l'opération.

(1) Loc. citat.

OBSERVATION IV. — Haze WHITE

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