‹ De l'application des sciences physiques et chimiques à la pathologie et à la thérapeutique générales; en apprécier les avantages et les inconvenientsChapitre 6 sur 16 · DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SECTION

Application fausse ou exagérée des sciences

physiques et chimiques à la pathologie et si

la thérapeutique générales.

Plusieurs personnes qui cultivent les sciences physiques et chimiques, ne se contentant pas de prêter le secours de leurs connaissances à la médecine, pour l’aider à perfectionner sa partie qu’on appelle hygiène, ou pour éclairer tant l’étude des causes matérielles de maladie, que l’appréciation des symptômes ; ou, enfin, pour confectionner ses moyens thérapeutiques ; ces personnes, au contraire, ayant la prétention de s’emparer, en maîtres, du domaine médical, et expliquant tous les phénomènes de la vie, saine ou malade, par les lois qui régissent la matière brute, telles que celles de la pesanteur, de l’affinité, de la chaleur, de la lumière et de l'électricité, il importe à la Médecine de s’opposer à cet envahissement.

Pour réussir à prouver l’injustice des prétentions que je viens de signaler, je ne me contenterai pas de montrer l’exagération et le danger de l’application que l’on a déjà faite des sciences physiques et chimiques à la pathologie et à la thérapeutique générales , seule partition de la médecine que je suis chargé de défendre; mais je ferai remarquer

aussi que ces Enthousiastes ont, dans certains cas, attribue aux sciences 'physiques et chimiques le mérite d ameliorations ou même de découvertes médicales qui n’est réellement dû qu’à l’observation, ce flambeau dont l’utilité est commune à toutes les sciences. Cette distinction ne m’empêchera pas d’ailleurs de diviser cette 2me section comme la précédente, c est-à-direen trois chapitres consacrés a 1 étiologie, au diagnostic et à la thérapeutique.

Page 1