‹ De L'Application Du Repos Hebdomadaire Dans Les Chemins De FerChapitre 22 sur 28 · CONSÉQUENCES FINANCIÈRES DE LA RÉFORME · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES FINANCIÈRES DE LA RÉFORME

Il est encore assez difficile à l’heure actuelle d’évaluer exactement les conséquences financières qu’entraînera pour l’ensemble des compagnies ou tout au moins pour les six grandes compagnies, l’application spontanée du principe du repos hebdomadaire. Les calculs n’ont point encore été publiés dans leur détail, et c’est, d’une manière générale, à des évaluations purement approximatives et globales que l’on en est réduit.

Cependant ces évaluations, émanées de trois sources différentes, et qui, pour deux au moins d’entre elles sont inspirées d'intérêts contradictoires, permettent d'obtenir une moyenne très sensiblement rapprochée de la réalité.

Les calculs ont été faits par les grandes compagnies d’abord qui ont fait connaître leur chiffre, de beaucoup le plus élevé. Le ministère des Travaux publics (service du contrôle du travail) s’est également livré à la même étude, et M. Barthou a fait connaître à maintes reprises à la tribune la somme

totale à laquelle il évaluait la dépense. Enfin, les syndicats ouvriers et notamment le syndicat national, se sont égalements préoccupés du problème, et ont également publié leur solution.

Au lendemain même de la lettre écrite par les compagnies annonçant l'application prochaine et spontanée de la loi sur le repos hebdomadaire dans les grandes compagnies, un fonctionnaire du réseau du Nord, M. Sartiaux, interwievé par un rédacteur de la Fetite République, évaluait la dépense totale à 40 ou 5o millions, exactement 6 millions pour la seule compagnie du Nord (Trib. voie ferrée, 30 sept. 1906) et c’est également au chiffre de 40 millions que parait s'être arrêtée l'évaluation officielle communiquée par les compagnies au ministre des Travaux publics.

Le mode de calcul adopté par elles pour cette évaluation, paraît devoir donner au chiffre proposé une rigueur mathématique.

N’étant le nombre des jours de repos dont chacun des agents de chacun des services jouit à l’heure actuelle 52 — n — n’chiffre représentant les journées supplémentaires de congé à représenter pour chacun des agents intéressés. Ce chiffre n° multiplié par T, le nombre total des agents de service, donne le total des journées de travail à assurer dans le service envisagé, qui si on le divise par 313 journées de travail assurées par un même agent indique le nombre d'agents supplémentaires à embaucher. Il suffit

de multiplier ce chiffre par celui qui représente le traitement annuel de l’agent envisagé — {’ pour obtenir le chiffre total de la dépense soit :

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