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conscience de leur dignité et de leur indépendance, le sentiment de la famille et de ses joies.
Grande était cependant la difficulté d'imposer à toutes les industries, à toutes les entreprises commerciales un jour de chômage unique ; et cependant c'était, semble-t-il, leseul procédé permettant d’atteindre le résultat poursuivi, et de donner au repos hebdomadaire toute son efficacité et toute sa valeur, les membres de la famille devant se trouver libres le même jour pour goûter les douceurs d’un loisir commun.
D'un autre côté fallait-il arrêter toute activité industrielle ou commerciale pendant un jour par semaine. C’était une réforme trop dangereuse pour la prospérité de certaines industries, trop radicale aussi, trop contraire à l'Etat actuel des mœurs et des habitudes.
Les tentatives, les vœux et les études ont abouti enfin au vote de la loi du 13 juillet 1906 qui réalise un système transactionnel, impose la nécessité d’un jour de repos par semaine, indique que le jour de chômage doit être de préférence le dimanche, mais prévoit pour un certain nombre d’entreprises d’une part la faculté d'accorder le repos par roulement, d’autre part des dérogations exceptionnelles.
Dans quelle mesure le personnel des chemins de fer doit-il et peut-il bénéficier du repos hebdomadaire ? Quelles modifications doivent être apportése
ee 9 — au régime de la périodicité pour faciliter la concession de repos de longue durée au personnel des agents et des employés tout en conciliant les exigences évidentes de l'exploitation des voies ferrées, et la nécessité même de la périodicité requise dans les repos ; tel est l’objet de cette étude.
Nous envisagerons d’abord la question de savoir si la loi du 13 juillet 1906 doit s’appliquer aux travailleurs de la voie ferrée (chapitre T).
Après avoir retracé le régime de la réglementation antérieure des repos périodiques (chapitre [), nous examinerons les démarches et les propositions faites en vue de l’extension du bénéfice de cette loi au personnel qui en était exclu. En faisant connaitre les vœux et les desiderata formulés par le personnel intéressé (chapitre III).
Le chapitre IV sera consacré à l’étude de la réglementation de détail adoptée par la compagnie en conformité des vœux établis.
Dans le chapitre V, nous envisagerons les conséquences financières de la réforme réalisée ; enfin les données empruntées aux législations étrangères nous permettront de formuler dans notre conclusion une appréciation d'ensemble sur cette réforme.