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veillance, ou que des travaux de réparations urgentes pour lesquelles des équipes à effectif très réduit sont ordinairement utilisées.
Tel étant l’état théorique dela réglementation, il est intéressant de se demander, avant d'aborder l’examen des projets de réforme actuellement à l'étude, quelle en est la répercussion pratique et quel est en fait le régime auquel sont soumis dans les diverses Compagnies les divers agents protégés.
D’après le rapport dressé par M. Maison, directeur du service du contrôle du travail des chemins de fer (Bull. off. du Travail, 1906, p. 575), le régime serait plus favorable que celui créé par la stricte observation des textes.
Mécaniciens et chauffeurs. -- Les grands repos périodiques de trente heures tous les dix Jours ou de vingt-quatre heures tous les quinze jours, suivant que le service des agents comporte ou non des repos hors de la résidence, sont ordinairement supérieurs à la durée légale, Cette durée est ordinairement :
1° Pour les services comportant des découchers hors de la résidence: au Nord, entre 30 h. 19 et 40 heures ; à l'Est, entre 30 h. 6 et 43 h. 31: à l'Ouest entre 30 h. 17 et 43 h. 18 ; à l'Orléans entre 30 heures et 44 h. 4 ; Au Paris-Lyon-Méditerranée entre 30 h. 3 et 43 h. 3 ; au Midi entre 30 h. 13 et 36 h. 15; à l'Etat entre 30 h. 10 et 44 h. 15. A Ja
CDN, FPE
Ceinture aucun service ne comporte de découcher hors de la résidence.
2° Pour les services n’emportant pas de découcher hors de la résidence : Au nord, 24 heures et 36 heures ; Est, 24 heures et 48 heures; A l’ouest, 24 heures et 40 h. 31 ; Orléans, 24 heures et 41 h. 55 ; Paris - Lyon-Méditerranée, 24 heures ét 43 h. 20 ; Au Midi 24 heures et 35 h. 49; À l'Etat, entre 24 h. 36 et 4o heures ; A la ceinture, 29 h. 40 et 30 h. 30.
D'autre part,et dans bien des cas l'intervalle séparant deux grands repos consécutifs n’atteint pas la durée de dix jours fixée par l’arrêté du 4 novembre 1899 et celui du 9 mai 1906.
A l'Est, par exemple cet intervalle est de six jours seulement pour certains roulements de dépôt de la Vilette et de Longuyon de huit jours pour les machines 2.400 de Noisy-le-Sec et les machines des séries 1 et 2 Sézanne — dans d’autres services à Sézanne et Longuyon les grands repos reviennent tous les neuf jours ; ils renouvellent deux fois par quinzaine dans l'un des services de Nancy.
A l’ouest certains services de Chartres, Argenteuil, Dreux, Sotteville, Granville. Le Mans-Laval comportent des repos tous les six, sept ou huit jours.
A l'Orléans, certains roulements de Tours, Poitiers, Vierzon Cahors prévoient de grands repos tous les sept, huit ou neuf jours.
Au Paris-Lyon-Méditerranée l'intervalle descend
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même à cinq jours pour quelques services ; il reste de sept, huit ou neuf jours dans nombre de roulements, à Paris, Montereau, Clamecy, Laroche, Nevers, Badan, Paray-le-Monial, Lyon-Vaise, Lyon- Mouche, etc,
Au Midi le grand repos revient tous les six jours aux machines 801 de Paulhan, tous les sept jours au 801 de Quillan ; tous les huit jours au 8or de Carcassonne ; l’un des roulements de Bordeaux comporte deux grands repos par décade.
À l’ tat, certains services de Chartres, Chateaudu-Loir, Tours, Loudun, Thouars, Paimbœuf, Nantes, la Poissonnière, prévoient un grand repos tous les sept jours. L'intervalle est de sept à neuf jours dans les services de Niort, Saint-Mariens ; le personnel de manœuvre de nuit à trois repos de vingt-quaheures par mois au moins au lieu de deux prescrits par le règlement.
Pour les agents des trains l’ensemble des repos périodiques pour tous les arrondissements du contrôle de chaque réseau donne des chiffres variants : Pour le Nord entre 24 h. 30 et 49 h. 43 ; pour l'Est, de 24 h. 830 à 4r h. 15 : pour l'Ouest de 24 h. 18 à 47 h. 4o ; pour l’Orléans de 24 h. ro à 57 h. 43; pour le P. L. M. de 24 h. 6 à 39 h. 37 ; pour le Midi de 24h. ro à 38 h. 36 ; pour l'Etat de 24 h. 97 à 38 h.58 ; pour la Ceinture de 24 h.44 à 32h. ro, de plus les grands repos qui règlementairement doi-
vent être en moyenne accordés tous les quinze jours sont souvent alloués à des intervalles moindres, parfois même réduits quand les services sont très chargés.
Agents des gares. — Les repos bi-mensuels, mensuels ou semi-mensuels sont régulièrement attribués ; cependant il semble, d’après le rapport de M. Maison que les repos bi-mensuels, c’est-à-dire d’une demi-journée par quinzaine aient une lendance à disparaître et ne seront plus guère utilisés que sur la demande des agents eux-mêmes. Il est vrai que ce rapport ne donne point la physionomie exacte des conditions du travail dans les chemins de fer. 1] faut tenir compte du nombre considérable de dérogations qui sont constatées chaque année, considérable surtout si l’on songe que les agents du contrôle
n’en peuvent relever que quelques-unes.