ÉVOLUTION, — COMPLICATIONS
La guérison spontanée du scalp est extrêmement lente à obtenir, si elle s'obtient ; nous aurons d’ailléurs à nous étendre plus longuement sur ce sujet par la suite ; de sorte que, si l’on ne vient en aide à la blessée, par un traitement rapide et convenable, elle se trouve exposée à de nombreuses complications, pouvant rapidement amener la mort.
On peut ranger ces complication de toutes sortes en trois classes, suivant qu’elles relèvent directement du traumatisme, ou de la cicatrisation, ou de l’infection, secondaire.
Les complications relevant directement du traumalisme sont plutôt rares : nous ne parlons pas des lésions coexistantes au traumatisme, telles Jjue : enfoncement de la voûte cranienne, usure du périoste et de la table externe par frottement sur un axe de transmission. Nous ne parlons pas des complications du traumatisme,mais de celles qui surviennent postérieurement au traumatisme. Elles sont rares mais de la plus haute gravité : il s’agit en effet de La perte d’un œil. Parl’arrachement traumatique de la
paupière supérieure, le globe oculaire se trouve à nu.
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Bientôt la cornée s'ulcère, se perfore, et le globe oculaire s’atrophie.
Les complications de cicatrisation sont beaucoup plus nombreuses, mais sans avoir, en général, la même gravité que les complications du traumastisme.
Elles peuvent tenir à la lenteur du bourgeonnement ; les bourgeons charnus, au lieu d’être rouges, nombreux, sont pâles, disséminés ; d’autres fois ils forment une bande brunâtre. La lenteur du bourgeonnement ainsi que l'apparition de fausses membranes brunâtres sur les os craniens doivent faire réserver le pronostic, car dans ce cas la mort peut suivre (obs. XVI). |
Mais, en règle générale, les plaies du scalp bourgeonnent très bien, trop bien même, pourrions nous dire, car alors, sous l’influence de cette hyperactivité se produisent des hémorragies suintant dans le pansement tout entier et empêchant aucun traitement. |
D’autres fois, après des greffes, il peut persister des ilots de bourgeons charnus situés entre des greffes par exemple, et que l’on aura beaucoup de peine à faire disparaitre.
Quand, à la suite d’un bourgeonnement vigoureux, J’épidermisation est arrivée à se produire et avec quelle lenteur, il n’est pas rare d’assister à la mortification de cet épithélium de cicatrisation.
Dans le même ordre d'idée et le plus souvent
accompagnant un scalp traité mollement se produi-