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3. Ce groupe ne fut placé derrière le grand autel du dôme, qu'en 1722.
430 l'art chrétien.
eiatière, qui semble s'être entendue pour regarder la basilique de Saint-Pierre et surtout sa coupole, comme le véritable monument de Michel-Ange, comme celui qui assure le mieux son immortalité.
Ses biographes nous disent que, dans sa jeunesse, il admirait tellement l'église de Santa-Maria-Novella, qu'il avait coutume de l'appeler sa fiancée. En traduisatitde la même manière les affections artistiques de sa vieillesse, on pourrait dire que l'église de Saint- Pierre fut son épouse et qu'il débuta, dans ses relationsavec elle, comme Moïse avec les filles de Jéthro, en la délivrant des brigands qui la pillaient. Quand il l'épousa dans un âge avancé, il y mit la condition expresse qu'il l'épouserait sans dot, et il l'aima plus que si ielle l'avait enrichi . Une fois ce lien formé, rien ne put le rompre, ni même l'afFaiblir. Au contraire, son amour crut avec les tribulations et les épreuves, Eti vain les puissances de la terre eurent-elles recours à tous les genres de séduction pour le tenter de faire divorce ; tout échoua contre son héroïque fidélité à cette épouse qu'il voulait rendre aussi belle qu'elle avait été pauvre. Pendant dix-sept ans, il ne cessa pas de travailler à sa parure, et ce fut la plus douce occupation de ses vieux jours. Enfin, avant de fermer les yeux, et comme dernier témoignage de tendresse, il posa sur sa tète la plus belle couronne de Tunivers, couronne glorieuse devant laquelle le voyageur s'est incliné plus respectueusement que devant le capitule, couronne radieuse qui parait quelquefois toute étincelante de rubis, et ce surcroit de parure, réservé
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jusqu'ici pour les jours ou plutôt pour les nuits de grande fête, était encore Touvrage de la main caressante et hardie qui éleva cette coupole si haut dans les airs , et qui lui traça pour la gloire de Dieu et du prince des apôtres, de si majestueuses proportions.