‹ De l'art chrétién (volume 3)Chapitre 21 sur 46 · GO L AUT CHKKT1EN · texte numérisé non relu

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religieuse , ou même esthétique. Aussi , ne faut-il chercher ni grandeur ni noblesse dans ses types, pas plus dans celui de la Vierge que dans celui du Christ. Quant à la notion de l’idéal ascétique ou de l’idéal héroïque, on peut dire qu’elle lui fut complètement étrangère, bien que ce double idéal fût le vrai mobile du grand mouvement de régénération qui se passait sous ses yeux , et dont il vit l’explosion, en 1570, probablement sans la comprendre.

Ce n’était pas Titien qui pouvait éclairer là-dessus son intelligence, pas plus que Vasafi qui, pendant son séjour à Venise, en 1540, lui fâisait peindre, comme acheminement à un haut patronage, la victoire que Charles-Quint venait de remporter sur Barberousse; pas plus que l’Arétin, qui affectait de le prendre sous sa protection et qui était flatté que son protégé fit porter d’abord chez lui, comme chez l’oracle infaillible du goût, toute peinture, religieuse ou lascive , qui occupait son pinceau1. C’était par suite de celte condescendance, que les procurateurs de Saint- Marc, pleins de déférence pour ses deux protecteurs, l’avaient associé aux autres peintres chargés de décorer les plafonds de la bibliothèque que venait de construire Sansovino; et je crois qu’on pourrait faire remonter à la même source la préférence flatteuse accordée

t . Lettere , etc., vol. IV, fol. 222. Cette lettre, écrite en 151*8, a pour but de reprocher à l’artiste son ingratitude filiale, parce qu’il ne vient plus, comme autrefois, tout montrer à son patron. Mon mai dtpingendo co ta lasciva ne sauta, che in casa non nie la faces te pur tare a vedere.

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