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sente1. Il conjure celle qu’il veut prendre pour sa boussole, de lui tracer sa règle de vie, par pitié pour son âme. « Aidez-moi, s’écrie-t-il enfin, à ne pas faire de chute à la fin de ma course, 6 vous qui avez dirigé mes pas vers le ciel par de si belles routes*. »
Les jouissances de Michel- Ange devenaient de plus en plus vives et se changeaient en besoins de plus en plus impérieux, de sorte que l’absence, quand le devoir la rendait nécessaire, lui laissait un vide bien difficile à remplir ; et ce vide, il le sentait si douloureusement, que, plus d’une fois, celle qui le causait, se rendit tout exprès de Viterbe à Rome, pour le consoler. A défaut de cette consolation, il en cherchait une moins efficace, mais encore bien douce, dans un commerce épislolaire dont le charme les exposait, l’un et l’autre, à l’oubli ou à la négligence de devoirs plus sérieux. Ce fut elle, la femme forte, sans cesser d’être l’amie tendre , qui signala la première ce danger, et qui lui représenta qu’en continuant cette correspondance avec tant de chaleur, il serait impossible à elle d’aller le soir avec ses religieuses dans la chapelle de sainte Catherine, et à lui d’aller de bonne heure travailler àSaint-l’ierre, de sorte quel’une manquerait aux épouses du Christ, et l’autre à son vicaire5.