Il porte la date de
■* 2. En 154!).
3. Il y a, dans la collection du palais Manfrini 4 Venise, une antre Adoration des Mages bien supérieure à celle qui était dans l’église de la Trinité. Le paysage surtout en est ravissant, La figure de la Vierge, le costume des Mages et plusieurs autres détails, se ressentent un peu de l'influence des gravures allemandes sur lesquelles il aimait à imiter et à varier ce même sujet de l’Adoration dans la crèche, qu’il répéta souvent et qui fut évidemment son thème favori. Un autre tableau de lui, représentant saint Laurent et saint Etienne, se trouve à la galerie de Milan, et a été gravé. Mais le plus remarquable de tous, du moins pour l’étude du nu, eL pour la science des raccourcis, celui en un mot qui se rapproche le plus du style moderne, est une
Parmi les élèves immédiats de Bellini, il en est un <jui, malgré son mérite tout spécial, a été beaucoup moins apprécié que les autres, et qui n’a été tiré que de nos jours de l’espèce d’oubli auquel il avait été condamné1. C’est le peintre-graveur Moceto, dont le burin ofTre une frappante analogie avec celui de Mantegna et qui semble avoir puisé ses premières inspirations à la même source que lui; car il s’est fait son imitateur non -seulement dans la gravure où il a représenté l’exploit patriotique de Judith, mais aussi dans celles dont le sujet était emprunté à des bas-reliefs antiques et qui doivent appartenir à la première période de la carrière de l’artiste, qu’on pourrait appeler la période pacifique, par opposition à la période militante, durant laquelle il produisit plusieurs ouvrages de circonstance qui n’ont pas été assez, remarqués. La grande composition dans laquelle il a représenté un général, entpuré d’une foule reconnaissante, offrant aux dieux, sur la place même de Saint-Marc, un sacrifice solennel avec tout l’appareil des sacrifices antiques, n’est pas une simple fantaisie suggérée par un auteur classique, mais la célébration de quelque glorieuse journée dont le héros, vu de profil et très-énergiquement caractérisé, n'était nullement déguisé par son costume romain. Celte intention est encore plus manifeste dans la gravure qui a pour sujet le combat des Israélites
Descente de Croix qu’on voit à Bergarae, et où il s’est peint lui— oaême montrant la sainte croix par allusion à son propre nom.