‹ De l'artérite aiguë au cours de la grippeChapitre 9 sur 19 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Etiologie et Pathogénie.

Avec les idées que nous nous faisons à l'heure actuelle sur l'infection, sur le rôle que jouent les micro-organismes, il nous semble bien difficile de ne pas voir dans Partérite grippale une artérite infectieuse due, soit au microbe de Pfeiffer, à ses toxines, soit à une infection sura ,outée, infection se produisant alors, sur les parois vasculaires d'un organisme déjà débilité par la grippe, il est à remarquer d'ailleurs, que pour l’artérite grippale, comme pour toutes les artérites des maladies infecticus:s, la manifestation vasculaire, apparaît toujours à la fin de l'affection, alors que les parois artérielles qui, d’après les recherches de Mentchnikoff font œuvre de phagocytes, en fixant les microbes, sont, par le fait même de la maladie, dans un état de moindre résistance, ou même altérées et l'infection peut se faire par deux voies : 1° Par la voie sanguine, les microorganismes ou toxines charriés par le sang, se fixeraient sur un endothélium altéré, produisant ainsi de l’endar-

térite ou bien, arrivés par les lymphatiques, commencerajent par frapper les autres parois du vaisseau.

Nous venons de parler des divers modes d’action de l'infection : le bacille de Pfeiffer, ses toxines ou une infection surajoutée, il nous faut avouer qu'en ce qui concerne l'artérite grippale, nous sommes réduits à des hypothèses, à des comparaisons avec d'autres artérites infectieuses, celle par exemplede la fièvre typhoiïde.

« L'agent pathogène, dit M. Thoinot (1), peut agir localement et déterminer en se fixant sur un point quelconque de la paroi artérielle, certaine réaction inflammatoire.

Ou bien, l’agent pathogène n'agitque par ses toxines, secrétées d’abord puis véhiculées par le torrent sanguin, se fixant ensuite sur un point de la paroi, ct v faisant naître le processus inflammatoire ».

11 nous semble, qu'en ce qui concerne lartérite de la grippe, on pourrait en envisager ainsi la pathogénie, nous savons que les recherches modernes ont fait trouver le microbe de la grippe dans le sang : (Pfeiffer, Chantemesse, Cornil), pourquoi s'étonner que le bacille de Pfeiffer laisse des traces de son passage, surtout au voisinage des capillaires, là où la circulation est ralentie et où, par conséquent, le micro-organisme est plus longtemps en coutact avec les parois du vaisseau.

Et puis, comme nous venons de le dire, le bacille de Pfeiffer n’a pas que cette facon d'agir, comme tous les autres, il peut sécréter des produits toxiques, contre le

(1) Thoinot. Manuel de Médecine: Artérites,

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