‹ De l'Arthrotomie et de la Réduction à Ciel Ouvert dans les Luxations Non Réduites du CoudeChapitre 11 sur 23 · DA LS · texte numérisé non relu

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craindre de nous lancer dans une mauvaise voie, nous allons rapporter le jugement du professeur Ollier sur la valeur du procédé : « Il y a quelque chose de mieux que la résection, c’est de remettre en place par la section des brides ligamenteuses, des muscles, de tous les obstaclex, en un mot, qui retiennent les extrémités osseuses dans leur position anormale. C’est là le moyen idéal, surtout depuis que l’antisepsie, en évitant la suppuration de l'article, permet de remettre les os en place sans amener une ankylose consécutive. »

Quant au résultat de l'opération, il apprécie ainsi : « Le résultat orthopédique et fonctionnel de la réintégration des surfaces articulaires étant incomparablement supérieur à celui de la résection, puisque c’est le retour à l’état normal ou à peu de chose près, quand on prévient la suppuration de l’article, intervention sanglante dans les luxations irréductibles devra toujours commencer par la syndesmotomie et on n’aura recours à la résection que si la réintégration des os luxés est impossible. »

Lewis Stimson la considère comme la méthode de choix dans le traitement des luxations irréductibles, soit récentes, soit anciennes.

Deces s’exprimait ainsi au Congrès ae 1886 : « Fermement convaincu que l’arthrotomie, pratiquée avec toutes les précautions antiseptiques, n’offre aucun danger, elle me parait de beaucoup préférable aux méthodes violentes, aux tractions exagérées dont tous les insuccès n’ont pas été publiés et qui, parfois, ont été cause de gangrènes étendues et d’infirmités sans ressources.

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