NOR
d Aid
AT qu'elles rendent impossible la contention des surfaces articulaires réduites, doivent compter parmi les causes d’irréductibilité primitive (obs. V).
En somme, ces cas d’irréductibilité primitive, sur lesquels nous avons eru devoir insister, car ils relèvent spécialement du domaine de l’arthrotomie, doivent être rapportés à l’interposition, entre les surfaces articulaires, du ligament antérieur, de fragments capsulaires, de ligaments auxquels sont appendus des fragments osseux, à la résistance des portions non déchirées de la capsule, enfin à l'existence de fractures concomitantes.
I] n’est pas sans intérêt de connaître les causes de cette interposition intra-articulaire. |
D’une façon générale, plus un ligament sera lâche, plus
il se déplacera, et sa longueur rendra sa mobilité relati-
vement facile. Mais la cause la plus importante vient de la pression atmosphérique.
Cette étude a été faite presque simultanément par Michel de Nancy et par Moraës-Barros, de Genève (thèse inaugurale, 1886). Ce dernier a pu, sur le cadavre, en donner une vérification expérimentale qui met le fait hors de doute.
La cavité articulaire est, à l’état normal, purement virtuelle, et les tissus qui l’environnent se pressent dans les espaces laissés libres pour les combler. À chaque changement de forme de la cavité articulaire, provoqué par les mouvements, correspond une nouvelle position des parties molles.
Or, la cavité étant vide, la pression extérieure détermine un rapprochement constant des tissus mous vers les extrémités osseuses maintenues par les ligaments, Que
NON par suite d’une luxation les extrémités osseuses perdent leurs rapports normaux, la cavité articulaire devient réelle et, la pression exerçant toujours son action, les parties molles les plus mobiles et les plus voisines de l'articulation s’y précipitent et s’y logent. Or, au coude, ces parties sont : le ligament annulaire et la capsule brisée, les ligaments latéraux avec des fragments d'épitrochlée et d’épicondyle.