DE LA PURIFICATION DE L EAU
Fig.IO. — Appareil de MM. Rouart, Geneste et Herscher pour la stérilisation de l'eau.
a, chaudière. — b, clarificateur. — c, serpentin de chauffage. — d, brûleur de gaz. — e, régulateur.— f, serpentin de refroidissement. — g, réservoir d'eau chaude. — h, sortie de l'eau froide. — i, sortie de l'eau chaude. — k, arrivée de l'eau froide.
DES MATERNITÉS AU POINT DE VUE DE l' ANTISEPSIE
L'échangeur est composé d'un serpentin de refroidissement , dans lequel circule l'eau stérilisée sortant de la chaudière ; ce serpentin est placé dans une enveloppe étanche où passe l'eau qui doit être stérilisée. On refroidit ainsi l'eau qui sort de la chaudière et on échauffe en même temps celle qui y entre.
L'appareil, alimenté par de l'eau en pression obtenue d'une façon quelconque, marche d'une façon continue, c'est-à-dire qu'il débite à la minute un nombre fixe de litres.
L'eau refroidie vient s'accumuler dans un réservoir préalablement stérilisé, où on la trouve immédiatement à sa disposition.
Pour avoir l'eau chaude, on a installé un récipient en haut du serpentin de l'échangeur. Ce récipient, sorte de renflement de la partie supérieure du serpentin, offre peu de surface au refroidissement, l'eau s'y maintient donc chaude, et ne commence à se refroidir que dans le serpentin. On peut au moyen d'un tube plongeur prendre, à un moment donné, toute la quantité d'eau chaude qui y est contenue. Les dimensions de ce réservoir ont été calculées de telle sorte que la température de l'eau soit de 80°.
L'automaticité du fonctionnement est obtenue grâce a un système qui règle l'alimentation de l'eau à stériliser, laquelle traverse l'appareil sous une pression constante et avec un débit uniforme.
Le réglage automatique de la température a lieu au moyen d'un petit régulateur à mercure, qui rappelle le thermomètre à poids des cabinets de physique ; le mercure, se dilatant sous l'influence de la chaleur, vient boucher l'orifice par lequel passe le gaz, dès que la température dépasse le degré voulu ; quand au contraire elle descend au-dessous de ce degré, le mercure baisse et, l'orifice de passage du gaz s'agrandissant, le gaz afflue avec plus de force et la température s'élève.
On obtient ainsi une marche automatique sans qu'on ait besoin de surveiller constamment l'appareil, ni de manœuvrer ses organes.