Union Médicale, septembre
que: phlyctènes qui se montrent sur le trajet des nerfs, là précisément où siégeaient les douleurs ; dystrophie et chute des ongles; desquamation, état lisse et sclérodermique de la peau. L’amyotrophie musculaire consécutive a été notée plusieurs fois (Englisch-Weiss-Angelesco) (1) Morqan (Obs. VI) signal ela chute des mains quand son malade les étend.
Les troubles visuels que l’on peut rencontrer sont surtout l’amblyopie et la diplopie. Etudiés par Raynaud et attribués à un spasme de l'artère centrale de la rétine, ils ont été depuis, bien des fois observés. La malade de M. Roques (2), une albuminurique, avait de l’amblyopie et, fait déjà noté par Raynaud, l’asphyxie locale procédait chez elle par crises avec période de rémissions. Or, elle avait remarqué que ces moments d’accalmie coïncidaient avec une aggravation de l’amblyopie. L'examen ophtalmoscopique pratiqué par M. Abadie avait révélé l’absence de rétinite albuminurique, et de toute lésion appréciable du fond de l'œil.
Il est inutile de rappeler que les battements artériels subsistent dans les artères irriquant les régions frappées, qu'on ne retrouve aucun signe d’artérite, ni cordon dur, ni douleur localisée sur le trajet de l’artère. C’est là le signe pathognomonique de l’affection.Cependant,nous ferons remarquer que dans la plupart des observations, les auteurs ont noté un pouls peu perceptible, souvent rapide et filiforme, parfois irrégulier. Gibert (3) dans sa thèse a