PRONOSTIC
Ainsi que nous venons de le voir, la gangrène symétrique est loin d’être aussi redoutable chez un fébricitant que la gangrène par thrombose ou embolie. Quand il y a aggravation, si mort s’en suit, c’est pour une cause indépendante du syndrome de Raynaud. D’ordinaire, le malade en est quitte pour la perte de quelques dernières phalanges.
Il est rare que le chirurgien ait à intervenir. Le cas de Dardignac (obs. VIII) peut être considéré comme une exception. D’ordinaire, on n’a qu’à laisser aller les choses: de la propreté et des soins antiseptiques suffisent. Quand les oreilles et le nez sont atteints les lésions sont des plus minimes ; en général elles se bornent à quelques petites plaques de sphacèle. Les membres inférieurs sont d'ordinaire plus atteints que les membres supérieurs ; il n’est pas rare que les orteils tombent en entier, souvent une partie du pied, voire même le pied tout entier se trouvent compromis.
Si le pronostic est bénin pour les adultes même déprimés par une longue maladie, iln’en est pas de même chez les tout jeunes enfants autant que l’on peut en juger d’après les rares cas observés (Sidey, Durante, Gibert,
etc...). Une issue fatale est plus à craindre probablement
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en raison de la jeunesse même des sujets. Chez eux, les lésions sont souvent très étendues: l’asphyxie gagna les cuisses et la paroi abdominale chez un des petits mala-
des de Durante ; le cuir chevelu presque en entier chez È celui de James Sidey. (Obs. III).