‹ De l'asphyxie locale et de la gangrène des extrémitésChapitre 24 sur 38 · Trailé de chirurgie. T. I · texte numérisé non relu

Trailé de chirurgie. T. I

l'enfant n’était pas sujet aux engelures, ne craignait pas le froid, de plus il s'agissait de la main gauche, toujours un peu moins exposée que la main droite aux influences extérieures.

Le froid a été souvent signalé. Il a joué un grand rôle dans le cas de Dardignac (ob. VIII). De même pour le cas cité par Azevedo (1) : il s’agissait d’une femme, cardiaque et albuminurique, ayant des poussées fréquentes d’anasarque et d’œdème pulmonaire. Or, elle présenta de la gangrène symétrique dans les circonstances suivantes : « le 1* février 1860, elle fut réveillée en sursaut sur les neuf heures, par les cris au feu qui lobligèrent à se lever subitement. Quaique s’étant recouchée quelques heures après, les mains et le nez ne se réchauffèrent pas. Le lendemain, ces extrémités étaient de couleur noirâtre. »

Un autre cas intéressant est celui de MM. Rénon, Faure et Labbé (2). Le malade tuberculeux et alcoolique était blanchisseur et par suite exposé à manier des toxiques, tels que la potasse et l’eau de Javel.

Dans tous ces cas, l'agent extérieur peut sûrement être regardé comme une cause ; mais, une cause prédisposante seulement. 11 ne suffit pas en effet à expliquer la venue: de la gangrène. Ce n’est pas parce qu’on est sensible a: froid ou parce qu'on plonge habituellementles mains dans les liquides irritants que l’on aura de la gangrène. C’est

là une occasion d’en avoir, ce n’est pas uneraison.

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