Arch. méd. expérimentale
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sur le diplo-bacille de la grippe; or, ils virent apparaître une gangrène des deux oreilles chez un lapin par inoculation intra-veineuse de sérum sanguin recueilli chez une malade atteinte de grippe et dont le sang contenait le diplo-bacille. Or, le lapin n’avait été inoculé que dans une seule oreille et il présentait une gangrène symétrique des deux oreilles.
Au cours des maladies infectieuses, les modifications les plus importantes du sang, consiste surtout en une augmentation des globules blancs et une diminution des hématies. Tripier (1) avait cru voir dans cette leucocytose l'explication de certaines gangrènes spontanées.
En examiuant le sang de lapins infectés, il avait constaté presque toujours une leucocytose très marquée. Dans certains cas, il observa de grosses masses protoplasmiques agglutinées en plaques dont quelques-unes couvraient presque tout le champ du microscope. « J'avais conclu de ce fait, dit Tripier, que la leucocytose survenue dans ces conditions pourrait bien être une cause d’obstruction des vaisseaux capillaires et peut-être de gangrène spontanée ». L’auteur prétend avoir observé trois cas confirmant sa supposition; mais, ce fait n’ayant jamais été contrôlé depuis ni par la clinique, ni par l’expérience perd par cela même toute valeur.
Il nous reste à envisager la possibilité de thromboses primitives obstruant les capillaires des extrémités.
Le cas où la coagulation de sang se serait faite d’em-
1. Académie des sciences, janv. 1874. Gazetle Hebdomadaire, 1874,
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blée par le seul fait de l’altération microbienne de celiquide sont très rares. Dans tous, il s’agit de gros troncs artériels ou veineux. D'autre part, même le cas publié par M. Rendu (1) et pourtant vérifié par l’examen histologique n’est pas admis comme probant par la plupart des auteurs. Jusqu’à nouvel ordre, on ne peut donc conclure à la possibilité de thromboses primitives des capillaires. Ée rôle du sang se réduit probablement à la fonction toute mécanique de véhiculer à travers l'organisme indif-
féremment les poisons et les principes nutritifs.
Rôle des artères.
Tour à tour admises et rejetées, les artérites infectieuses ont été contrôlées par l'anatomie pathologique, par la bactériologie et leur existence est indiscutable. Les maladies à évolution aiguë dans lesquelles on les observe le plus souvent sont : la fièvre typhoïde (Taupin, Potain, Vulpian, Hayem, etc..), la diphtérie (H. Martin), l'état puerpéral (Simpson), la rougeole, la scarlatine, la variole (Brouardel), la malaria (Lancereaux, Rendu), le rhumatisme (Lancereaux, Guéneau de Mussy), etc. Parmi les maladies à évolution plus lente qui peuvent provoquer l’artérite, on doit en première ligne citer : la syphilis et la tuberculose.
Or, ce sont précisément là, les maladies infectieuses où
l’on a surtout noté, la maladie de Raynaud, L’artérite est