‹ De l'asphyxie locale et de la gangrène des extrémitésChapitre 28 sur 38 · Journal de méd. interne, mars · texte numérisé non relu

Journal de méd. interne, mars

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« succéder tous les accidents jui caractérisent l’asphy- « xie symétrique des extrémités : sensations alternatives « de froid et de chaleur, changements de coloration, < douleur et sphacèle de la pulpe des doigts. Il y a eu, « pourrait-on dire, asphyxie unilatérale d’une extrémité. « Et, cec' vous montre bien que des accidents périphé- « riques peuvent reconnaître pour origine un spasme « vasculaire périphérique provoqué par une lésion du « tronc artériel qui fournit aux petites branches de la ré- « gion ».

Un cas de gangrène symétrique, observé par le professeur Plate de Hambourg, mérite d’être rapproché du cas précédent : il s’agissait d’un homme de soixante ans. atteint d’une pneumonie influenzique qui pendant, l’accès de dyspnée, se cramponnait avec les mains à la cordelette pendue à son lit. Quelques jours plus tard, on constata l’existence d’une gangrène des doigts localisée aux endroits sur lesquels a porté la pression de la cordelette. Dans ce cas, d’après l’auteur, la gangrène était manifestement d’origine vasculaire,

La lésion artérielle peut donc être le point de départ du spasme des artères. D'autre part, l’artérite est la cause la plus ordinaire de gangrène. Or, l’anatomie pathologique nous démontre la présence d’endartérite et d’endopéri-artérite dans des cas typiques de maladie de Raynaud (Etienne et Baraban, Friedländer, Barlow, Goldschmith, etc). L’asphyxie locale et la gangrène symétrique seraient donc dues à l’endartérite ? Peut-être peut-elle suffire à expliquer quelques cas, mais, le plus souvent,il est certaines particularités, certains signes qu’elle ne peut engen-

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Eu} Et drer. Ne serait-ce que la symétrie si évidente quand elle existe.

L’artérite ne peut d’autre part rendre compte de troubles tels que: l’anesthésie, l’amyotrophie musculaire, les troubles dystrophiques des onvles, les phlyctènes qui sont comme la signature de désordres d’oriyine nerveuse. Enfin, l’anatomie-pathologique nous montre dans beaucoup de cas des altérations manifestes du système nerveux, qui d’ailleurs peuvent coexister avec celles du système circulatoire (Dehio).

L’endartérite peut donc exister chez les malades présentant le syndrôme de Raynaud; mais, elle ne peut suf-

fire à l’expliquer.

Rôle du système nerveux.

Les maladies infectieuses paralysent le système nerveux en désorganisant les centres, en altérant les nerfs périphériques.

Ces lésions, la médecine expérimentale et la clinique les ont nettement démontrées :

MM. Charrin et Claude par intoxication pyocyanique, M. Roger par inoculation du streptococque de l’érysipèle, ont obtenu chez le lapin, une atrophie musculaire expérimentale.

Parmi les nombreuses expériences concluantes faites avec la toxine diphtérique (Enriquez et Hallion, Roux,

Luisada, etc.), nous rappellerons celles de Mouravieff (1)

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