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avec des données anatomo-pathologiques en plus. À quoi faut-il donc conclure ?
Tout d’abord le spasme artériel ne peut être regardé comme un indice certain de tcoubles médullaires ou des nerfs périphériques. Nous avons vu qu'il peut se produire dans le cas d’artérite. D’ailleurs le rétrécissement spasmodique des artères existe chez les artério-scléreux. Souvent enfin, dans des cas absolument classiques de gangrène précédée d’asphyxie et de syncope, les indices certains de lésions nerveuses, la symétrie en particulier, manquent totalement. |
Mais, d’un autre côté, comment expliquer la fréquence des troubles vaso-moteurs chez les hystériques, les aliénés, les ataxiques, etc... ? Pourquoi, dans certains cas typiques, trouve-t-on des signes certains de lésions nerveuses tels que : paralvsie radiale (Morgan), amyotrophie musculaire (Englisch-Weiss), phlyctènes, opisthotonos (Obs. XIT) ? Pourquoi l’anatomie pathologique a-t-elle pu montrer des traces de myvélite et des lésions de névrite périphérique ?
Comment sortir de là ? Faut-il faire deux classes distinctes d’asphyxie locale et de gangrène : celles dues aux lésions vasculaires ei celles d’origine nerveuse ?
Il n’y a qu’une solution, c’est de remonter à la source même de ces lésions, cause de tout le mal. Quelle est l’origine des artérites, de l’artério-sclérose, de l’'album'nurie, des myélites et des névrites ? N'est-ce pas toujours une infection ou une intoxication ? N'est-ce pas l’action d’une toxine microbienne ou d’un poison ?
Or, la maladie de Raynaud se rencontre presque tou-
re jours à la suite d’une maladie infectieuse ou d’une intoxication. N’est-il donc pas raisonnable de penser que lasphyxie locale et la gangrène des extrémités sont dûs à l’action d’une toxine qui se produit dans certaines conditions que seule la médecine expérimentale pourra déterminer un Jour.
Cette toxine est par excellence vaso-constrictive. Est-ce par action directe sur la moelle et le grand sympathique ou par action sur les terminaisons nerveuses ? — il est difficile de se prononcer !
Suivant les cas, en effet, l’inflammation atteint tantôt les artères et surtout les artérioles, tantôt la moelle et surtout les nerfs périphériques, tantôt parfois les deux appareils en même temps ; mais, qu'importe : de part et d’autre la vaso-constriction s’explique : d’un côté ; trouble des centres vaso-moteurs, de l’autre acte réflexe, dont l’artériole est le point de départ.
Les toxines produisent la vaso-constriction, quant à la gangrène, peut-être doit-on tout simplement l’attribuer, comme le fait M. Roger, à l’action des microbes de la peau. « Dans la gangrène symétrique ou maladie de Raynaud, il se prodüit simplement une vaso-constriction suivie de petites plaques de sphacèle qu’on doit attribuer aux microbes de la peau. » (Roger. Introduction à la médecine). :
Par suite de causes venues de l'extérieur, par suite de l’infection ou de l’intoxication, par suite de la vasoconstriction, les téguments se trouvent en état d’infériorité et de moindre résistance ; ils donnent donc facilement
prise aux agents pathogènes.