‹ De l'asphyxie non toxiqueChapitre 8 sur 27 · KO · texte numérisé non relu

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diaphrcagme, par l’amplitude et la rapidité de ses excursions.

Alors aussi interviennent les puissances expiratrices, tenues pour ainsi dire en réserve, et ne manifestant leur action que quand l’expuision de l’air ne se fait pas par la seule force de retrait élastique du poumon et des parois. C’est surtout aux muscles abdominaux que revient alors ce rôle actif : ils le remplissent en agissant comme le ferait une sangle contractile refoulant fortement les viscères abdominaux et avec eux le diaphragme vers la cavité thoracique.

Enfin, comme pour secourir les puissances musculaires directement agissantes dans la respiration, on voit intervenir des groupes musculaires complètement étrangers en apparence aux mouvements respiratoires, mais dont l’action peut cependant leur être d’un grand secours. Nous voulons parler des muscles puissants qui fixent les membres au tronc. En se contractant pendant que les membres, surtout les membres supérieurs, prennent un point d’appui solide, ces muscles fixent d’une part le bassin et la colonne vertébrale qui fournissent insertion aux muscles respirateurs abdominaux ; d’autre part, ils agissent sur la partie supérieure du thorax en en déterminant, par les grands pectoraux et grands dorsaux par exemple, la dilatation maxima. C’est en examinant la manière dont luttent les dyspnéiques dans les grands accès, qu’on peut se faire une idée satisfaisante de ce consensus général des muscles du corps, concourant à assurer l’exécution de l’acte de la respiration.

§ 3. — Action des muscles hfoncUiques .

La portion contractile des bronches animée par les muscles de Reisseisen intervient-elle d’une façon habituelle

dans l’exercice normal de la respiration? On bien n’entre-telle en jeu dans les conditions physiologiques que quand il s’agit de modérer l’abord de l’air dans les vésicules piilmo • naires ou de contribuer à faciliter l’expulsion de l’air hors du poumon? Aucune donnée ne nous autorise à en admettre la mise en jeu habituelle; mais nous concevons aisément son intervention dans les cas où la distribution de l'air aux portions terminales du poumon demande à être réglée. Ces canaux contractiles paraissent destinés à jouer dans le poumon, par rapport à la circulation aérienne, le même rôle que les vaisseaux contractiles dans l’appareil circulatoire. De part et d’autre, un fluide, ici du sang, là de l’air, tend à parcourir sous une pression donnée un système de canaux et à se distribuer dans des organes terminaux qui sont dans un cas les capillaires, dans l’autre les alvéoles pulmonaires. Entre les gros canaux vecteurs, passifs ou presque passifs, et la portion périphérique du système existent dans les deux cas des conduits capables de se resserrer activement et remplissant évidemment un rôle analogue : leur diminution de calibre ne peut que mettre obstacle au libre afflux du contenu dans la partie terminale soit du vaisseau, si l’on envisage les artérioles contractiles, soit des bronches, si l'on envisage les arborisations musculaires qui les séparent des alvéoles. De plus, les bronchioles contractiles ajoutent aux propriétés de retrait élastique du tissu pulmonaire la propriété de resserrement actif qui a été depuis longtemps mise en évidence et que certains faits pathologiques paraissent tout aussi nettement démontrer que les expériences directes. Grâce à cette contractilité, le poumon pouvant revenir activement sur lui-même contribue à l’expulsion de son contenu, que ce contenu soit de l’air dont il

importe qu’il se débarrasse ou tel fluide étranger dont le passage dans les alvéoles constituerait un danger.

Nous n’avons aucune donnée expérimentale sur l’intervention des muscles broncliiques comme organes régulateurs de l’apport aérien dans les alvéoles. Et cependant, à en juger par certains phénomènes pathologiques qui comportent aussi leur enseignement physiologique, nous voyons que dans un grand nombre de cas la libre distribution de l’air est considérablement gênée dans le poumon par des phénomènes spasmodiques ne pouvant avoir ^ pour siège que la partie contractile de l’appareil pulmonaire. ;

C’est ainsi qu’on peut s’expliquer les accidents de véritable j

suffocation qu’on voit si souvent survenir sous l’influence de l’inhalation d'une petite quantité de vapeurs irritantes, chez des sujets nerveux, indépendamment de toute obstruction laryngée.

La subordination de ces muscles bronchiques au système central paraît établie par de nombreuses expériences pli}'siologiques; c’est dans les pneumogastriques qu’a été trouvé le trajet des fibres motrices qui les animent.

Les expériences de P. Bert(1870) répétées dansles conditions où il les avait pratiquées, sur des poumons extraits de la poitrine, n’ont pas donné de résultats positifs entre les mains des physiologistes qui les ont reprises; mais quand on a le soin de conserver au poumon un degré de vitalité suffisante, en le maintenant chaud et humide dans la poitrine, on peut, comme l’a vu récemment Grerlach,’ établir l’action bronchomotrice du pneumogastrique. Il est vraisemblable que ces filets moteurs, comme la plupart des autres branches motrices fournies à l’appareil respiratoire par ce nerf (récurrent, laryngé externe) ont leur véritable origine dans la portion | bulbaire du spinal mais c est la une simple IjypoÜièse (pii, |

pour logique qu’elle soit, n’est appuyée sur aucune déinonstration directe.

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