DANS LES CLASSES RURALES
Nous avons déjà dit et nous ne cesserons de le répéteiqu'en matière d'assistance l'aumône doit être la dernière ressource, lorsque tous les moyens préventifs ont échoué. D'un autre côté, jdus le sentiment de la dignité et de la responsabilité ])ersonnelle est vif chez un i)euple. moins il donne le spectacle du découragement suivi de la misère. « C'est cette dignité personnelle qui emi)èche de « demander à l'aumône ce qu'on peut obtenir par le trace vail et elle est ainsi la meilleure sauvegarde contre le (( paupérisme qui s'éteint faute d'aliment là ou ce mâle « instinct a jeté des ^racines i)rofondes. » (Louis Reyhaud. Revue <le^ Deux-Mondes. sei)tembre 1857.)
Après avoir résumé les devoii's généraux des gouvernements, nous allons étudier les remèdes que doit fournir l'initiative privée pour diminuer l'indigence parmi les populations rurales en examinant : l"les rapports entre cultivateurs et propriétaires du sol ; 2° l'organisation de l'industrie dans les campagnes ; W les sociétés de crédit ; \* les sociétés de secours mutuels; 5" les caisses d'épargne et les sociétés d'assurance.