CHAPITRE m
durant les longs mois d'hiver (1) ; sur certains points de notre territoire, cet excellent système fonctionne, il faudrait le généraliser.
« Les ouvriers des fabriques rurales les mieux orga- « nisées, dit M. Le Play [Ourn'ers européens t. VI, p. 218), (( ont pour occupation principale l'agriculture. Ils sont (( établis pour la plupart dans de petites maisons dissé- (I minées au milieu des campagnes. Ils jouissent en toute (' propriété de l'habitation, d'un jardin i)otager et des « dépendances agricoles que réclament l'entretien et la
« nourriture des animaux domesticjues Le salaire qui
ti leur est attribué pour le travail industriel suflit pour « compléter, par voie d'achat, les moyens d'existence, pour (( conserver en bon état d'entretien la propriété de la « famille et pour doter les enfants qui ne doivent pas s'y u établir »
Anciennement les cultivaleurs, liommes et femmes, trouvaient dans les divers métiers disparus avec les progrès de riiidustrie une occupation rémunératrice; la vai)eur a brisé les rouets, la navette du tisserand, elc .; il faut, sous peine de voir les campagnes se dépen|>lei-, rendre aux paysans une participation aux travaux industi'iels. ('iràe(> aux découvertes de la science, |ieut-ètre l'atelier à domicile n'est-il plus relégué an r.ing des chimères; lors(}ue cela ne sera [»as possible, la petite usine rui'ale, doid ilen existe un noinbi-e ti'op restreint eu Fi-ance, fabi'iquant [Minr nue circonscription (li'IerniiMi'e, sauvera bien des villages. l/inilia(ive indiv idnellc doit se porter de cec(M(''; l'intérêt général l'exige, cai' demain la graiule inilustrie
« (1} Kn Snrdf", une locivfi' jintrlo/if/ui- jmiiss.'inl d'im Imiljrct tlo ])liis de 100,(1011 cniii-uiini's s'iM-ciipi' de r('|i,indri' dans i:i ]iu|mlalii>ii rurale le <^oùl drs iriiMiiis Ir.ivaiix iii.imn'ls cl d'asMirrr aii\ i>ii\i-a!.'cs ciiiifin'lioritlrs di-s di'lidiiilKvs availla;.'i'll\. CcUr sncii'h- p.i.vr dr-i ilisliliilciirs aiiiliulanis i|ui iiarcDiiri'iil, d(!S disU'icIs di'UM-miin's c'Msi'ij:iiaMl aux uns à falii-i<|uor des jx'lils oiijcls de scrrurcrir, aux aulics à li-availli'i- le l)uis, Ile. (lue secundo société de daines a iiris, en IS7 4, la nuMue iuilialivo siMis 11! niim )l'amles îles ouvrai/es à In main ; les inslitulrices montrent la vannerie, la dentelle, le lissage, etc..
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aura à lutter contre ces concurrents d'outre-mer qui nous inondent actuellement de leurs grains; et il faudra, si l'on veut vivre, produire de plus en plus dans des conditions <le bon marché; bon marché que seule peut assurer, sans souffrances pour le producteur, l'association de l'industrie et du métier.par excellence : la culture de la terre. Remarquons que cette solution s'impose d'autant mieux qu'autrefois le battage au fléau occupait les bras pendant l'hiver, alors que la neige ou la pluie ne permettaient pas le travail au dehors, tandis qu'aujourd'hui ces battages se font rapidement au moyeu de machines; dans beaucoup de localités ils sont terminés en octobre. Employons donc les bras <levenus inutiles, si nous voulons éviter les longs chômages et la dépopulation des campagnes.