RÉGIONS
ArOMKXTATIOX DE
DE LA VALKLIl
DKS IM.MKUliLES.
DU
PRIX DES liAUX
Région sud-est
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— centre
• — nord
— (Hiest . • . •
— nortl-est
— sud-ouest
Enquête sur les bureaux de bienfaisance 1874, p. xsv,
INTIlODrCTION 1 7
constructions nouvelles des règles élémentaires de l'iiygiène; enfin la toile faisait place à la laine on au moins aux étofles laine et coton.
Il est certain que cet accroissement tlu i)icu-(Mri! laissait encore place à des situations pénibles; ou ne réioi-me pas les habitudes d'uiu' nalinn en (|U('l(|ut's années. Kn Bretagne, les habitants de nombreux cantons iravaicnt encore pour aliments habituels que Tindigeste bouillie de sarrazin assaisonnée de lait aigii; la châtaigne, l'orge, le seigle ou le maïs occupaient une place lro[) grande dans l'alimentation des paysans de l'Auvergne, du Limousin, des Alpes, etc. A un autre point de vue on trouvait dans les Vosges, la Haute-Marne, la Dordogne et mainls dépaitements, de ces maisons basses, établies en contre -bas du sol, entourées d'imuiondiees, |)res(jue sans fenêtres, où les cultivateurs entassés, voisins immédiats de leurs animaux domestiques, subissaient des eonditions si déploi-ables d"insalul)rit(''.
Cependant un progrès réel se i-econnaissail |iartout. et en dé[)it des ti'istes événements de 1H"()-IH7I rini|iulsion donnée continuait au grand avaidage du pays ioiit enliei'. Ku effet, des IS.")!, Hlan(|ui disait : «i (les millions d'iiabi- « l;iiits des canipagncs l'onni'nt la niajniMlé des conti'ibiia- « blés, et la pluslégère élévation dans le niveau <ie leur i'or- « tune, non seidemeut leur |irolilerait à eux-mêmes, mais « élèverait à uni' lianlcnr ininiense le nivciin de toutes « les l'ol'tuno et la prospcrile di' li-llal. » Celte prédieliou si juste ^'elait ri''alis(''e et iiis(|Ne vers les années IHT'i, IS"."'» lu l"r;inec a\ait atteint un di'\ i'lop|)emenl i\r i-jeliesses \erilal)lriiicnl inonï; api-es le payement dune l'noi'uie ranecHi. la puissam-e de s«ui crédit étonnait le moiidi-.
I)e|)ins (rei/e ou cpudorze ans hélas! non seulement ce progrés est arride, mais l'avenir m' trnn\c serien>enHnt UH'iuicé. Ces faits tlouloiireux tiennent à des causes dii'féreides pouvant être ramenées à quatre groupes : lli-aux naturels; concnrirnce étrangère ; laiiles politicpu'S; diminution du c:ipital nioi';d de l:i NaliMii.
Commençons par les lléaux naturels. Sur tout le littoral méditerranéen si riche, si prospère, que de désastres! au nord la maladie des vers à soie ; à Test la mouche Kairoùn, dévastant les plantations d'oliviers; au sud et à l'ouest le phylloxéra anéantissant ces vignobles source de tant de fortunes. Sur le versant de l'Océan le fléau s'étend, il envahit une partie de la France; on peut déjà évaluer à plus de 900 millions la perte annuelle de la viticulture (1); perte d'autant plus sensible que les coteaux où se plaît la vigne se prêtent mal en général à d'autres cultures et que dans nombre de localités méridionales la production de la garance avait été arrêtée par la découverte de l'alizarine artificielle.
Tout le monde travaille avecardeur à réparer ces pertes, les hommes de science, l'illustre Pasteur en tète, apportent les résultats de leurs découvertes; les paysans un moment découragés cherchent dans les produits chimiques et les plants américains un moyen de protéger leurs vignobles ou de les reconstituer avec une sève plus jeune. En attendant la prospérité fait place à la gêne ; les propriétés sont grevées par les emprunts, et les perturbations atmosphériques des dernières années ajoutent à la tristesse de la situation.
En même temps Tétranger vient nous inonder de ses produits ; les Etats-Unis, jouissant d'un sol vierge, d'exemption d'impôts accablants, perfectionnant leurs moyens de transport, voyant sans cesse grandir leur population par l'émigration qui leur amène des contin-
(1) Sénat, annexe n° 12 à la séance du 3 novembre 1887. Rapport de M. E. Boulanger, sur le projet de loi tendant ;i exonérer de l'impôt foncier les terrains plantés en vignes dans les départements ravagés par le phylloxéra.
a Messieurs, depuis l'invasion du phylloxéra, le vignoble français n'a cessé de diminuer. Sa contenance était, en 1812, de 2,500,000 hectares; 800,000 hectares environ ont été détruits; 2G0, 000 hectares seulement ont été replantés. La contenance actuelle se trouve réduite aujourd'hui à 1,960,000. Sur cette contenance, près de 600,000 hectares sont grave. ment atteints. »