LE NOMBRE DES INDIGENTS DIMINLR
exploitaieDt les voyageurs, étalaient partout leurs plaies et leurs haillons. La voie publique, dont ils avaient le monopole, devenait véritablement inabordable , et Ton ne se débarrassait de leurs obsessions que par des aumônes auxquelles le sentiment charitable n'avait aucune part.
L'arrêté interdisant la mendicité est publié, et aussitôt la moitié de ces industriels mendiants disparait. Les uns rentrent dans les maisons dont ils étaient propriétaires et se résignent à vivre de leurs rentes (historique); les autres retournent à leurs champs et sont obligés désormais de se contenter de leurs produits. Les haillons tombent pour faire place à des vêtements convenables, les plaies et les inaladies sont guéries. Ceux qui n'étaient ni propriétaires ni capita» listes prennent le parti de travailler et de demander à un labeur honnête et régulier leurs moyens d'existence.
La voie publique est débarrassée , et la métamorphose qui s'opéra du jour au lendemain provoqua de toutes parts des témoignages de haute approbation à la mesure qui avait produit de si heureux résultats.
Cependant l'autorité, dans sa sollicitude; s'empressa de rechercher aussitôt les misères réelles et de leur assurer les soulagements qu'elles réclamaient. Soixante anciens mendiants, réclamant des secours permanents, furent admis à ces libéralités par le bu* reau de bienfaisance et par ses commissaires. Trois cent quatre-vingts nécessiteux participèrent à la répar* titioQ de libéralités temporaires appropriées à leurs