‹ De l'assistance en provinceChapitre 25 sur 83 · C:AAT£ ÙE m. le fiàltON DLMX · texte numérisé non relu

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matériel des populations, M. le baron Dupin, entreprit de dressa une carte à jamais célèbre, où il avait eu r ingénieuse idée de constater le degré plus oa moins avancé de l'instruction populaire par des teintes plus ou moins sombres, plus ou moins éclatantes. Certes , son amour-propre d'enfant de la Nièvre dut crudlement souffrir au moment où il fut obligé d'accuser sous une teinte des plus foncées l'infériorité de son pays natal, dans lequel les statistiques de 1807 établissent qu'il n'y avait que 3,842 élèves fréquentant ilO écoles, tant secondaires que primaires, publiques ou privées, et que dans beaucoup de communes, il était impossible de trouver un homme sachant lire et écrire (1).

Dès cette époque, on sentit le besoin impérieux de sortir d'une situation aussi fâcheuse , et chaque année fut signalée par quelques progrès bien lents toutefois; car en 1832 , c'est-à-dire une année avant la promulgation de la loi du 28 juin 1833, qui a été le point de départ de toutes les améliorations ii>troduites dans l'enseignement, sur 326 communes, 112 seulement se trouvaient pourvues d'écoles, et le chiffre de ces dernières s'élevait a 214. Elles réunissaient 5,757 garçons et 1,720 filles. Total, 7,477, c'est-à-dire qu'en vingtsix ans, de 1807 à 1832, l'augmentation n'avait été que de 3,635 élèves.

(l) Analyse des délibérations du Conseil géne'ral de la Mèvre, par M. Avril , t il, p. 5T1.

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