‹ De l'assistance en provinceChapitre 39 sur 83 · ON FAIT TROP D'ÉCONOMIES · texte numérisé non relu

ON FAIT TROP D'ÉCONOMIES

difficile de démontrer que si l'œuvre de l'assistance devait se proposer le soulagement des misères actuelles et présentes , l'un de ses plus beaux privilèges était , en outre , de constituer dans l'avenir, par des réserves intelligentes, un patrimoine assuré pour les pauvres. Par ce moyen , elle dégageait les générations futures des sacrifices que s'impose aujourd'hui la génération présente pour laquelle ce sera, d'ailleurs, un éternel honneur d'avoir pris l'initiative de la mesure qui, pendant cinq années consécutives , a déjà fonctionné avec tant de succès dans la Nièvre.

Les détails dans lesquels nous sommes entré plus haut sur ces résultats nous dispensent de renouveler ici l'explication du mécanisme qui les produit. Nous nous bornerons à rappeler que sur ces cinq années , dont les exercices sont cloa et assurés, et malgré l'influence de deux années de disette et d'insuffisance, les économies réalisées sur l'ensemble des ressources des trois derniers exercices se sont élevées à 349,734 fr. 81 c; que ces sommes ont été placées en rentes sur l'État pour le compte des communes et grevées d'un usufruit spécial au profit des pauvres de ces communes ; que dans d'autres , elles ont servi à créer des fondations perpétuelles pour un certain nombre de journées de malades dans l'hospice le plus voisin, au profit des indigents de ces communes (1).

(1) La commune de Fourcha mbauit, dont la population ouvrière estai nombreuse, a la première imaginé cet ingénieux emploi des é(?onomies réalisées sur Its souscriptions de Voitittaneê

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