‹ De l'assistance en provinceChapitre 4 sur 83 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

avons donc été amené à démontrer que , si la misère était généralement plutôt un fait individuel qu'un fait accidentel , il appartenait à l'autorité , à l'administration, aux familles, d'user de leur influence pour modifier, autant par Tadoption de sages mesures, que par l'éducation et par l'exemple, les causes qui produisent et qui facilitent ces tendances.

Nous croyons que, s'il n'est pas impossible de décentraliser l'assistance, jusqu'ici organisée au profit des villes et des grands centres de population, il serait sage et utile de répartir dans des proportions moins inégales les forces productives du pays , que les mêmes centres "attirent et accaparent trop exclusivement.

Si la souffrance individuelle qui amène la misère est le plus souvent provoquée par des écarts de conduite contraires aux principes de la morale et à ceux d'une sage harmonie dans l'emploi des ressources , les souffrances générales, dont la réunion constitue le paupérisme, ne proviennent-elles pas également d'un défaut d'équilibre dans la répartition des forces qui produisent et des forces qui consomment? De là semble naturellement résulter l'idée d'une décentralisation sociale et industrielle au profit des centres de production jusqu'ici déshérités.

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