‹ De l'assistance en provinceChapitre 5 sur 83 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

L'émigration vers les villes a dépeuplé les campagnes. Il faut l'arrêter en constituant des avantages et des attraits réels au profit de la vie agricole.

Le bien-être et Taisance paraissent d'autant plus facilement devoir s'obtenir au lieu de la production ,

qu'un plus grand nombre de bras seront maintenus dans ce milieu .

L'émigration des capitaux et leur agglomération dans les centres du luxe et des industries qu'il encourage, devraient également être arrêtées.

L'agriculture a besoin de bras ; mais elle a aussi besoin de capitaux. Elle réclame un juste équilibre pour les uns et pour les autres. C'est à cette condition qu'elle sera prospère et qu'elle deviendra la source du bien-être et de l'aisance.

Le jour où ces différents résultats pourront être obtenus de la sage application des mesures dues à la sollicitude du Gouvernement et de ses encouragements en faveur de l'agriculture, la tâche de la charité dans les campagnes sera singulièrement atténuée.

Telle est la solution corrélative qui nous a paru devoir se rattacher à la décentralisation sociale et industrielle au profit des campagnes. Telle est, en dehors du but de moralisation que la société se pro-

XVI INTRODUOTIOn.

pose et du soulagement qu'elle ménage par ses œuvres aux souffrances et aux misères physiques qui sont le triste apanage de l'humanité , la conclusion à laquelle semble logiquement aboutir l'étude des moyens capables de constituer sur des bases durables Vassistance en province.

Nevers, 20 juin 1861.

I Witl

Page 1