‹ De l'assistance en provinceChapitre 47 sur 83 · CAUSES HABITUELLES DES MISERES · texte numérisé non relu

CAUSES HABITUELLES DES MISERES

II ne suffit pas de soulager les misères , il faut en rechercher les causes.

— Elles sont accidentelles ou individuelles. — Les causes accidentelles échappent à Tintervention du libre arbitre. — Les causes individuelles lui sont subordonnées. — Il dépend de la volonté de les prévenir ou de les modifier. — Causes accidentelles. — La maladie. — Les sinistres. — Les fléaux de tous genres. — La société prévoit ces cas et ménage des secours pour en adoucir l'efTet. -— Liberté de Tindustrie. — Concurrence. — Diminution de travail. — Chômages. — Des agglomérations industrielles. —Ouvriers permanents — Ouvriers routeurs. — Influence fatale des causes individuelles de la misère. ~ Elles ont leur source habituelle dans les habitudes de cabaret. — La famille est abandonnée.

— L'éducation première serait un frein puissant. — Les exemples des parents paralysent souvent l'effet de ses leçons. — Multiplicité des cabarets. — Décret du 39 décembre 1851 sur la police des lieux publics.

— Le principe de la liberté de l'industrie ne saurait prévaloir en présence du nombre croissant de ces établissements. — La liberté n'est acquise qu'aux industries honnêtes. — La loi consacre des exceptions pour les industries dangereuses matériellement. — Les industries dangereuses pour la morale devraient subir les mêmes exceptions.— Leur exercice illimité paralyse les efforts de l'administration. — Statistique des cafés, cabarets et débits de boissons de Nevers et du département. — Proportion par habitant. — Par commune. — Fréquentation des cafés. — Dépense moyenne par individu.*- Recette moyenne journalière de chaque établissement. — Recensement des liquides consommés annuellement dans les débits de Nevers. — Montant des sommes versées journellement et annuellement dans les débits. — On ne conteste pas cependant l'utilité relative de ces établissements. — Mais ils pourraient être diminués de moitié sans inconvénient. — Statistique des cafés, cabarets et débits dans les campagnes. -- Fréquentation journalière. — Montant des sommes versées journellement et annuellement dans ces établissements. — Avantages et bien-être que la moitié seulement de ces sommes

\US CAUSES HABITUELLES DES mSÈBES.

procurerait aux familles. — Habitudes du lundi. — Capitaux qu'elle» dérobent. — Usage de Teau-de-vie. — De Tabsiothe. — Maladies qui en dérivent. — La multiplicité des cabarets est une tentation permanente.

— L'ivresse conduit à la maison de prostitution. — Influence des foires sur la fréquentatim des cabarets. — L*indu8trie de cabaretier est lucrative. — Chacun veut l'exercer. — Réclamation des conseils généraux. — Renvoi par le Sénat au ministre de l'intérieur d'une pétition contre la multiplicité des cabarets. — > Le cabaret conduit à la police correctionnelle et à la cour d'assises. — Mesures prises par le bureau de bienfaisance de Versailles. — Arrêtés du maire de Brest et du préfet du Nord contre les ivrognes. — Du bracotuMçe comme excitation à la débauche. — Du braconnier sans permis de chasse. — Du braconnier qui en est muni. — La loi du 3 mai 1841 sur la chasse protége-t-elle suffisamment les individus contre l'entraînement de leurs passions ?~ L'industrie du cabaret et les intérêts généraux. — Émigration des campagnes dans les villes. — L'appAt du salaire les provoque. — Déceptions. — L'industrie de nourrice sur lieu pour les femmes relâche le-; liens de la famille. — Industrie dfîs meneuses. — Empoisonnement ei échange d'enfants. — L'absence de la mère de famille est fatale à son m iri et à ses enfants. — Influence des habitudes de luxe qu'elle a c< ntractées. — De la flUe-mère nourrice. — La préférence que certaines ti .ailles leur accorde est triste pour la morale. — De l'affaiblissement d t principe religieux. — La direction de l'instruction populaire tend à !(• fortifier. — Énumération des autres causes individuelles de la misère.

— Du déclassement des positions. — M. Proudhon combat cette 0, inion. — Ambition de paraître. — Luxe et misère --Rôle dévolu à l'autorité dans l'œuvre persévérante de moralisation.

Nous venons de passer en revue dans les chapitres qui précèdent les résultats généraux et particuliers ob'enus par l'application d'un système dont le but est de soulager les misères existantes , de justifier la mesure administrative de l'extinction de la mendicité , et de rendre à l'exercice collectif ou individuel de la chiirité privée la liberté de son action , en la dégageant des obsessions des pauvres ou des mendiants de profession.

Nous avons exposé ., en nous appuyant sur les do-

Page 1