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ASSIST. DES MISÈRES ET RECHERCHE DE LEURS CAUSES

cumçnts officiels d'une authenticité irrécusable. Tinfluence que l'œuvre de l'assistance, qui trouve sa sanction dans l'interdiction de la mendicité, avait exercée sur la moralisation publique.

Ces résultats et ces preuves constituent autant de faits sérieux dignes de l'attention, soit des économistes, soit des administrateurs, et peut-être, en les examinant sans prévention, serait -il permis de se demander s'il n'y aurait pas avantage à étendre et à généraliser dans les départements qui gémissent encore aujourd'hui sous le poids de ce fléau hideux de la mendicité , l'application d'un système consacré dans la Nièvre par le succès d'une expérience de cinq années, et par le renouvellement des moyens propres à assurer sa continuation pendant une nouvelle période quinquennale?

En ce qui nous concerne, nous nous bornons à exposer ce que nous avons fait et ce qu'il est possible d'obtenir du concours intelligent de la charité. Nous ne prétendons pas servir d'exemple ; mais , vis-à-vis de ceux qui nous ont prêté leur concours, et même des personnes qui, dès l'origine, avaient douté de l'efficacité d'une œuvre qu'elles ne craignaient pas de considérer comme une utopie, nous avons pensé qu'il était de notre devoir de leur rendre un compte détaillé de ses résultats. Mais il nous reste encore une tâche à remplir , celle de rechercher si , après avoir assuré les moyens de soulager les misères et d'adoucir les infortunes , l'administration n'a pas

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iiu devoir plus étroit encore , celui de remonter aux causes habituelles de ces misères, de ces infortunes, et de s'assurer si, par Teffet de mesures générales, dont rinitiative lui appartient, il ne lui serait pas possible d'atténuer ces causes , d'en diminuer la fréquence , et au besoin de prévenir les occasions qui les provoquent. C'est ce que iious allons examiner dan^ lès pages qui vont suivre.

Ainsi que nous l'avons exposé déjà dans le onzième chapitre de notre livre de V Assistance , les misères se rattachent inévitablement à deux causes. Celles-ci sont ou accidentelles ou individuelles ; accidentelles par le fait d'un sinistre , d'un fléau qui détruit les propriétés et les récoltes ou d'une maladie prolongée , et pour la femme, d'un veuvage qui, venant à arrêter la marche du travail , tarit simultanément les sources du bien-être de toute une famille ; accidentelles , encore, lorsqu'elles proviennent d'une faillite et d'une déconfiture des intérêts engagés dans des opérations commerciales ; individuelles y enfin, par le fait du désordre et de l'inconduite qu'il dépendait du libre art)itre de celui qui en est la victime de prévenir et d'empêcher , en adoptant un genre de vie plus régulier.

Quelque graves que soient habituellement les effets des causes accidentelles, il est cependant d'autant plus facile de les atténuer, que le fait qui leur donne naissance a un caractère essentiellement transitoire et momèhtané. D'ailleurs, la société tient en réserve des secours excèpliotmels qui , le plus souvent , viëntietil

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