ON NE PBUT EMPÊCHER LES CAUSES ACCIDENTELLES
en atténuation du sinistre éprouvé. S'agit-il d'un incendie, d'une grêle, d'une inondation, le Gouvernement est le premier à provoquer ou à autoriser des souscriptions. Les élans de la charité privée sont tels, en pareille circonstance , qu'il n'est pas sans exemple que les secours répartis entre les victimes de ces fléaux n'aient quelquefois dépassé le montant de la perte éprouvée. D'un autre côté, la libéralité du Gouvernement se manifeste par la remise, par U modération des impôts et même par des secours spéciaux prélevés sur des crédits inscrits à cet effet au budget de l'État. S'agit-il d'épidémies , la sollicitude de l'administration n'est jamais en défaut. Des médecins délégués par elle prodiguent aux familles atteintes par le fl^u les soins les plus empressés et les plus intelligents. Les médicaments sont fournis gratuitement, de& secours réunis par la charité viennent remplacer le salaire du travail interrompu , et souvent même des mesures sont prises pour que les travaux dont l'urgence est constatée soient exécutés par des mains étrangères, afin que l'ajournement de la rentrée d'une récolte sur pied ne vienne pas enlever aux victimes de l'épidémie les ressources qui leur seront nécessaires au moment de leur retour à la santé. Ces exemples se sont produits dans la Nièvre en 1854, alors que le choléra, sévissant dans certaines communes au plus fort de la moisson, paralysait les bras précédemment occupés à la recueillir ; et l'on se souvient avec quelle abnégation et quel dévouement, des voisins, des amis et même
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des escouades de militaires fourois par la gamisoD de Never^, se sont mis à l'œuvre pour couper et rentrer les récoltes forcément abandonnées par leurs propriétaires.
Eu cas de maladies isolées , les mêmes secours sont prodigués aux indigents et aux nécessiteux, soit par les médecins de l'assistance cantonale» soit par la charité privée , toujours prête à compatir aux souffrances.
Aussi, peut-on affirmer que si ces circonstances accidentelles deviennent la cause d'une gène et d'un malaise, les effets n'en sont jamais que momentanés, lorsqu'ils atteignent des familles ou des individus pratiquant d'ailleurs des habitudes d'ordre et de régularité.
Mais si la maladie a une issue funeste, si le père, dont le travail était indispensable , vient à succomber, le veuvage de l'épouse survivante constitue une situation exceptionnelle et digne du plus grand intérêt. C'est pour elle et pour ses enfants que la charité doit réserver ses ressources les plus complètes. Hâtons-nous de dire qu'en pareil cas, et quelque lourdes qu'en soient les charges, elle ne fait jamais défaut à sa mission.
La misère a-t-elle pour cause un sinistre commercial, une faillite, une déconfiture? Mais il est rare que lorsqu'elle se produit en dehors des calculs de la mauvaise foi , elle ne rencontre des créanciers disposés à en atténuer les effets, au moyen de l'un de ces