‹ De l'assistance en provinceChapitre 52 sur 83 · MAUVAIS EXEMPLES DE LA FAMULE · texte numérisé non relu

MAUVAIS EXEMPLES DE LA FAMULE

au lieu d'en augmenter le bien-être en y concentrant le fruit de leur travail , ils s'empressent de le fuir au jour du repos , et le seul délassement qui semble leur être réservé, c'est au café ou au cabaret qu'ils vont le chercher.

En leur absence , la mère de famille , livrée aux détails pénibles du ménage , gémit du rôle qui lui est réservé. Seule avec ses enfants, elle ne peut leur inspirer des joies qui lui sont inconnues; ceux-ci, bientôt , prennent en dégoût un intérieur où régnent la gène et la tristesse ; ils s'en échappent à la première occasion, et à chaque pas les éclats de rires, les chants qui s'échappent des cafés ou des cabarets et qui viennent frapper leurs oreilles , l'éclat des lumières qui fascine leurs yeux , le bruit de la foule qui se presse dans ces lieux où ils savent que leur père est enfermé , provoquent promptement chez eux le désir d'être initié à des joies et à des plaisirs aussi universellement répandus.

La loi et les règlements s'opposent, il est vrai, à co qu'ils puissent y être admis avant un certain âge (seize ans); mais ne trouvent-ils pas des chefs d'établissement pour qui l'appât du gain est supérieur à l'observation des principes. Il y a bien quelque part , dans un coin reculé, un cabaret borgne placé en dehors de la surveillance habituelle de la police. C'est là qu'ils se dirigent , et qu'une fois entrés dans cette redoutable enceinte, ils font promptement l'apprentissage de ces habitudes funestes dont ils trouvent

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