RÔLE DE L'AUTORITÉ DANS L'OEUYRE DE MORAUSAT
en effet, l'amour d'un luxe qu'on ne peut satisfaire est pour les individus et pour les familles une cause inévitable de gêne et de ruine. Aussi est-il du plus grand intérêt d'éclairer les uns et les autres sur les dangers de ces tentations et de leur faire comprendre la nécessité de n'adopter désormais que des mœurs et des usages en rapport avec leur situation réelle. Ainsi que nous l'avons dit , cette tâche est l'une des plus intéressantes de celles qui sont dévolues aux hommes chargés de l'éducation de la jeunesse, et nous ne doutons pas qu'ils n'en comprennent l'importance, en développant chez leurs élèves ce sens moral dont l'absence ou l'affaiblissement peuvent seuls produire d'aussi tristes résultats.
En résumé, dans cette étude déjà trop longue à laquelle nous venons de nous livrer, des moyens d'atténuer les causes des souffrances qui engendrent l'indigence et la misère , nous croyons avoir démontré que toutes celles dont la source est dans l'oubli des principes moraux et religieux exercent sur la situation des individus une influence toujours fatale.
Cet oubli amène le désordre, l'inconduite , l'intempérance, l'intempérance surtout, qui conduit au vice et àl'abrutissement.
Les leçons de nos écoles ont pour but de prémunir les enfants de la génération qui s'élève contre les dangers de ces tendances. Les préceptes d'une religion indulgente mais éclairée viennent confirmer ces sages enseignements.
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Tant d'efforts réunis échouent souvent, nous l'avons dit , contre l'exemple de la femille , et le mal se perpétue et prend racine. Espérons cependant qu'à Texemple de ce qui se produit pour certaines maladies dont le caractère de gravité disparait sous rinfluence des remèdes persévérants opposés par la science à leurs atteintes , les enseignements de la famille finiront par venir en aide aux maîtres chargés de la direction de la jeunesse , et par opposer à la longue un frein salutaire aux habitudes de dissipation et de désordre.
Enfin , s'il est vrai qu'à une époque de notre histoire qui a précédé l'ère de nos révolutions, l'immoralité, le septicisme et l'irréligion avaient gagné des classes supérieures de la société aux classes inférieures, ne faut-il pas reconnaître qu'aujourd'hui la situation est toute différente. N'est-ce pas en effet au milieu de ces rangs où se groupent les intelligences les plus élevées, qu'apparaissent aux yeux des masses ces grands exemples de soumission aux doctrines et aux pratiques les plus éclairées de la morale et de la religion ? et n'est-il pas permis d'attendre de ces influences instinctivement subies par les classes inférieures une transformation complète dans les sentiments qui les tenaient éloignées des mêmes doctrines et des mêmes pratiques ?
Disons enfin, et répétons que le succès serait, sinon plus assuré^ mais moins incertain, si de son c^ l'autorité , qui est investie par la loi du soin de protéger les citoyens dans leurs personnes et leurs propriétés ,
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pouvait être armée d'une sorte de pouvoir discrétionnaire pour restreiqdre 1q nombre des établissements publics, dont la multiplicité n'est, pour la plupart des malheureux qui les fréquentent, que la cause occasionnelle de leur chute et de leur dégradation.
Inde malt lobes! Le cabaret provoque à la débauche, la débauche entraine la misère.
Conséquemment , le jour où il y aura moins de cabarets, il y aura moins de misères, et les ressources ménagées par la charité pour le soulagement des souffrances ne pourront que profiter davantage à celles qui ont pour point de départ des causes moins pénibles à constater.