POINT DE DÉPART
de ces déplorables influences , les égarements de la politique ont puissamment contribué à provoquer la ruine des familles. Fort heureusement pour elles, la charité les surveille et ne les abandonnera pas, car toutes les soufiErances, quelle que soit d'ailleurs leur origine, ont des droits à ses secours. A ses yeux, la misère est un fait qui fournit un but à l'œuvre de soulagement qu'elle a entreprise. Peu importe sa source, qu'elle vienne du désordre, de l'inconduite ou simplement des revers ou de la maladie de ceux qui l'éprouvent.
Mais, en terminant cet examen, déjà bien long, de l'inépuisable question soulevée par l'étude des causes du paupérisme, nous sommes amené à reconnaître, et on reconnaîtra sans doute avec nous , que le point de départ de ces différentes causes se trouve avant tout dans l'affaiblissement du sens moral et religieux. Là où les populations ont renié leurs croyances ou perdu la foi , les habitudes de désordre et les excès de tout genre s'introduisent facilement dans les mœurs. Là, au contraire, où le sentiment religieux s'est conservé dans sa force et dans sa pureté primitive, il est rare que les mêmes écarts se produisent ^ L'action de l'administration y est plus facile , la discipline publique et l'obéissance aux lois sont mieux observées, généralement l'esprit de famille règne parmi les individus ; par contre, l'esprit public est meilleur, le sens national, le patriotisme sont plus développés , tant il est vrai que
I lunihr fui, et erUm senuif et non vidijfutuin deréUehm, neeiemen ^u$ qummupanem, (Ps. 86, v. S5.)