AUTORISE CETTE MESURE
d'assistance. Sans doute, le christianisme avait inspiré
la création d'oeuvres de soulagement nombreuses, la
piété des fidèles avait assuré, par ^'importantes fonda*
tiùùs, la distribution des secours à domicile et celle
des secours hospitaliers dans beaucoup de localités.
L'origine de la plupart des établissements de bienfait
sance qui existent et qui fonctionnent encore aujouN
d'hoi remonte à des époques déjà reculées, et dans
Pintenralle écoulé jusqu'à nos jours , ils ont constam*
ment répondu par les libéralités les plus intelligentes
ao but de leur création. Cependant, à part les
secours assurément fort précieux dont profitaient les
indigents ou les malades accrédités prés de ces établis:
semants, ces institutions s'attaquaient beaucoup plus
au fait des souffrances et de la misère qu'à leurs
causes proprement dites. D'un autre côté, les infirmi-»
tés qui réclament un soin et des traitements spéciaux
se trouvaient confondues dans des asiles plus particu^
Uco'eaient réservés aux maladies ordinaires. Aussi le
caractère chronique de ces affections exposait-il souvent
ceux qui en étaient atteints à l'obligation de céder leurs
places aux Kialades dont l'état présentait des chances
degoérison.
C'est ainsi que les idiots , les aliénés , les épilep* tiqoes, forcément abandonnés aux tristes chances de Jfiars destinées, venaient grossir chaque jour le ûoirf)re de ces malheureux, qui n'avaient d'autre ressource que d'implorer sur la voie publique la commisération des passants. Leurs propres enfants, ^pwkpiefois des enfanls d'emprunt, s'associaient k
338 ÛARAGTÊaË GÉNÉRAL D£ L'ASSISTANGë.
leor industrie y contractant ainsi , dès le jeune âge » l'habitude funeste de la fainéantise et du vice. Aujourd'hui» les mêmes circonstances n'existent plus. De3 «sâôs et des établissements d'instruction s'élèTent sur tûii& les points ; ils répandent » au profit de TenfaBce eu de la jeunesse, les notions les plus essentielles et les prinoipes tutélaires d'une morale dont la base est r^iseignem^t religieux. Non-seulement ils instrui** saut et fortifient contre les dangers du monde , mais Wioore ils- préparât à la société des hommes sérieux ; jiks tord » des institutions de prévoyance » sagement «ambinées » permettent à ceux qui veulent en profiter de ftû ménager par eux-mêmes des ressources assurées pom* l'aYœir. Enfin » s'ils n'ont pu , ou s'ils n'ont stt profiter de ces avantages, l'assistance officidile ou te diarité particulière tiennent en réserve des soulago* wmiSt pour tous les besoins , pour tous les maux. Quaad tes seooinrs à domicile ne suffisent pas , les secours hospitaliers sont prodigués sous les formes les phis Tariées: l'enfant abandonné est recueilli et pieust^Dent éfevé^ l'aliéné, l'idiot, l'épileptique sontséquestrés dai» diftasileaau des soins spéciaux tes attenant; €sifiD,, tandis que le malade est dans les hôpitaux ordtfiaîres l'-oblel de la l^us touchante sollicitude , tandis q^ la seience et la ohsurité rivalisent de dévouement a^pfès d'eux» le vieittard et l'incurable ont également teors asites» et c'est ainsi que depuis les premiers jours îtsqu'aux demi^*s moments de la vie , le pauvre trwve daffis les effets de la prévoyance et de la charité des adoucissements précieux contre chacune de ses souf**