TOTAL
Tel est donc. Messieurs, Tensemble des ressonrcei qui dorénavant vont être officiellement consacrées dans le département à l'assistance et au soulagement des besoins ou des souffrances régulièrement constatés. J'ai tenu à vous les faire connaître tout d'abord, car le chiffre qui les résume suffit à lui seul, je le pense, pour faire cesser les hésitations qui pourraient encore exister, et pour achever de convaincre les personnes , en petit nombre , il faat le dire, dont la confiance dans le succès de la mesure avait été , jusqu^à ce jour, incertaine et douteuse.
Encore, dois-je vous le faire remarquer : quelque importante que soit cette somme de 772,568 fir. 32 c* > elle est loin de résumer tout le bien qui se fait et celui que la charité privée s'est réservé de faire avec raison en dehors de l'oeuvre officielle. En première ligne , la bienfaisance du clergé n'est-elle pas constante et toujours inépuisable? Enfln les secours dus le plus souvent aux libéralités discrètes et mystérieuses des familles ou à celles des associations particulières de bienfaisance , ne constituent-ils pas un ensemble de ressources dont l'importance véritable pourrait au besoin se traduire encore par des chiffres aussi considérables peut-être que ceux dont rénamération vient de vous être rappelée ?
Telle sera donc. Messieurs, la situation vraie de l'assistance publique dans la Nièvre aussitôt qu'il m'aura été
APPENDIOR. 4S5
permis de mettre à exécution les différentes mesures destinées à consacrer Tœuvre légale de la répression. Si ces résultats sont consolants pour les personnes qui se préoccupent, et avec raison, du soulagement des nécessiteux ils doivent également rassurer complètement celles qui^ sous rinfluence de préoccupations non moins honorables , trouvent que Tinterdiction de mendier , sanctionnée par l'application de Farticle 274 du Code pénal , est peut* être empreinte d'un caractère de rigueur et de sévérité contraire aux principes de la charité chrétienne.
Ces scrupules 9 assurément fort respectables , s'expliqueraient^ en effet , si le fait de Thiterdiction de la mendicité résultait purement et simplement de l'ouverture d'un dépAt, suivant les dispositions et la lettre de Fart 27& précité. Mais dans notre département la répression , remarqoei-le. Messieurs , aura été précédée de Forganisation de Fassistance , établie sur des bases aussi larges que possible , et la mendicité qui s'exercera dans de pareilles conditions devra être réprimée sans aucune hésitaticm, conmie étant le résultat d'habitudes honteuses de paresse et de fainéantise 5 non moins funestes pour la société que préjudiciables aux intérêts des véritables pauvres.
Ici , Messieurs y s'arrêteront mes observations. J'ai cru devdr les soumettre à votre examen en plaçant sous vos yeux le tableau ci-après des souscriptions quinquennales , persuadé que vous trouverez au besoin dans les chifljres et dans les faits irrécusables que ces détails vous révèlent des motifs de plus pour assurer avec zèle et perstvérance , chacun en ce qui vous concerne , la stricte exécution de mes diflërentes instructions sur l'assistance publique.
Je vous le demande une dernière fois avec confiance , ao nom des sentiments de charité qui doivent tous vous guider dans Faccomplissement d'une oeuvre aussi éminemment utile.
At>PE;>(DICE.